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	<title>La Liberté</title>
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	<description>L&#039;actualité en français au Manitoba.</description>
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		<title>Le pied dans la résistance</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 23:25:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communautaire]]></category>
		<category><![CDATA[Métis du Manitoba]]></category>
		<category><![CDATA[Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba (UNMSJM)]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; L’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba inaugurera le 2 juin prochain une croix marquant le lieu exact du début de la résistance métisse, sur le chemin Brady. &#160; Après plusieurs mois de travail pour obtenir des autorisations et construire l’item de façon artisanale, une croix en bois de cèdre sera installée par l’Union nationale [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h3>L’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba inaugurera le 2 juin prochain une croix marquant le lieu exact du début de la résistance métisse, sur le chemin Brady.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_14209" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><img class=" wp-image-14209  " alt="Guy Savoie - La Liberté (Manitoba)" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Savoie-Guy-02-300x250.jpg" width="240" height="200" /><p class="wp-caption-text">Le doyen et ex-président de l’UNMSJM, Guy Savoie.</p></div>
<p>Après plusieurs mois de travail pour obtenir des autorisations et construire l’item de façon artisanale, une croix en bois de cèdre sera installée par l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba (UNMSJM) le 2 juin prochain après-midi le long du chemin Brady à Winnipeg, au bord d’un champ agricole. (1)</p>
<p>« Cette croix va reconnaître l’endroit exact où, quand les arpenteurs ont arpenté les terrains de Saint-Norbert au temps de Louis Riel, quelqu’un a mis le pied sur leur chaîne et leur a dit de s’en aller, dévoile le doyen de l’UNMSJM, Guy Savoie. Ça a marqué le début de la résistance métisse au Manitoba. C’est un certain Ritchot, un fermier métis très imposant, qui a fait ce geste. Louis Riel était témoin. »</p>
<p>Si le site en question est aujourd’hui une terre agricole le long d’un chemin de gravier, l’UNMSJM a pu l’identifier grâce au fait que les arpenteurs enregistraient toutes les coordonnées de leurs arpentages et qu’elles ont été conservées par la Province.</p>
<p>« C’est l’adjudant de l’UNMSJM, Paul Desrosiers, qui a vraiment pris en main ce dossier dont l’UNMSJM parlait comme ça, précise Guy Savoie. Il a contacté le fermier qui opère le champ le long du chemin Brady et il a obtenu son autorisation d’y mettre une croix.</p>
<p>« C’est lui aussi, poursuit-il, avec l’aide de famille et amis, qui a fabriqué et assemblé tous les morceaux de la croix. Elle est en cèdre car ce bois est très résistant à l’épreuve du temps et la pourriture. »</p>
<h2>Premier pas</h2>
<p>Le 2 juin prochain, la croix sera donc installée lors d’une cérémonie. « On va lever la croix, et probable­ment la bénir, annonce Guy Savoie. Les Métis sont restés très religieux donc il y a toujours une place pour les curés dans nos cérémonies! »</p>
<p>L’UNMSJM souhaite par ailleurs que cette inauguration de la croix ne soit qu’un premier pas. « C’est un lieu historique très important pour le Manitoba car la résistance métisse a mené à la création de la province, rappelle le doyen de l’organisme métis. On espère donc que la croix deviendra un lieu de tourisme avec le soutien de la Province, voire du fédéral et de la Ville de Winnipeg. »</p>
<p>L’UNMJSM aimerait notamment racheter quelques acres de terre autour de la croix afin d’y ajouter un stationnement pour que les gens puissent s’arrêter facilement, peut-être des tables de pique-nique, et surtout des panneaux explicatifs ou un kiosque d’interprétation historique.</p>
<p>De plus, les Métis veulent l’appui de la Ville afin de sécuriser l’avenir du site. En effet, « la ville s’étend de plus en plus et bientôt, le terrain où sera placée la croix risque d’être acheté pour y construire des maisons, déplore Guy Savoie. Il faut agir vite pour s’assurer qu’on aura toujours la place d’y installer un kiosque.</p>
<p>« On n’a pas encore contacté les différents paliers de gouvernement pour leur demander leur soutien, conclut-il. C’est un dossier à long terme. Pour le moment, on espère que l’inauguration de la croix va déjà créer un intérêt en elle-même! »</p>
<p style="text-align: right;"><em>(1) Le 2 juin vers 13 h 30, chemin Brady à Winnipeg.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Par Camille HARPER-SÉGUY</strong></p>
 

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		<title>Une relève pleine d’entrain</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 22:41:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culturel]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; La troupe de théâtre jeunesse, le Théâtre de chez nous, s’est pour la première fois produite devant le grand public le 14 mai dernier, à la salle Pauline-Boutal du Centre culturel franco-manitobain (CCFM). &#160; « Le Théâtre de chez nous est une troupe de théâtre que quatre familles qui font l’école à la maison [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h3>La troupe de théâtre jeunesse, le Théâtre de chez nous, s’est pour la première fois produite devant le grand public le 14 mai dernier, à la salle Pauline-Boutal du Centre culturel franco-manitobain (CCFM).</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-14200" title="Théâtre" alt="La Liberté (Manitoba)" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Bon-voyage-Régnier-Jasmine-02.jpg" width="600" height="399" /></p>
<p><a href="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Accordez-vos-violons-mesdames-Régnier-Anne-Sophie-01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-14201" alt="Accordez vos violons, mesdames!, Régnier, Anne-Sophie 01" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Accordez-vos-violons-mesdames-Régnier-Anne-Sophie-01.jpg" width="600" height="399" /></a></p>
<p><a href="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Bon-voyage-Desharnais-Claire-Malo-Justin-Régnier-Jasmine-et-Desharnais-Esthie-01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-14202" alt="Bon voyage, Desharnais, Claire, Malo, Justin, Régnier, Jasmine et Desharnais, Esthie 01" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Bon-voyage-Desharnais-Claire-Malo-Justin-Régnier-Jasmine-et-Desharnais-Esthie-01.jpg" width="600" height="399" /></a></p>
<p><a href="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/À-qui-la-faute-Desharnais-Esthie-et-Lachance-Claudia-01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-14203" alt="À qui la faute, Desharnais, Esthie et Lachance, Claudia 01" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/À-qui-la-faute-Desharnais-Esthie-et-Lachance-Claudia-01.jpg" width="600" height="399" /></a></p>
<p>« Le Théâtre de chez nous est une troupe de théâtre que quatre familles qui font l’école à la maison ont mise sur pied ensemble, il y a quatre ans », explique le metteur en scène et auteur de quatre pièces sur cinq du spectacle de 2013, Marcien Ferland.</p>
<p>La troupe 2013 est composée de neuf enfants âgés de cinq à 12 ans, tous scolarisés à la maison, à Winnipeg ou au Sud-Est du Manitoba.</p>
<p>« Et pour la première fois cette année, se réjouit Marcien Ferland, les enfants ont joué dans une grande salle publique! Avant, on ne jouait que dans les écoles ou les foyers d’aînés. »</p>
<p>Les jeunes comédiens n’en étaient pas pour autant stressés. « Tout le monde était très excité, assure la comédienne Claire Desharnais. Pour ma part, je chante dans une grande chorale donc j’ai l’habitude du public. Ça ne me fait pas peur.</p>
<p>« La seule chose qui était stressante, avoue-t-elle, c’est que nous avons dû remplacer au dernier moment notre comédien Éric Malo qui était malade! Mais c’est Danik Smith qui a pris sa place, et il avait déjà joué avec nous l’an passé donc ça allait bien. »</p>
<p>Par ailleurs, à 12 ans, Claire Desharnais était aussi l’auteure de la première pièce de la soirée, <em>Madame Marie</em>. « J’écris beaucoup de pièces de théâtre, mais c’est la première fois que l’une d’entre elles était mise en scène, confie-t-elle. C’était un bon sentiment! »</p>
<p>En plus de<em> Madame Marie</em>, la Troupe de chez nous a présenté <em>Bon voyage</em>, <em>Accordez vos violons, mesdames!</em>, <em>Le voleur consciencieux</em> et <em>À qui la faute</em>?, toutes quatre écrites par Marcien Ferland.</p>
 

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		<title>Le message ancré d’Elijah Harper avec sa plume</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 20:48:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actuel]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Premières Nations]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Elijah Harper, politicien et figure marquante pour les Premières Nations du Canada, est décédé le 17 mai dernier. L’homme à la plume a ancré son message. &#160; Elijah Harper, un homme de peu de mots qui a tout de même su laisser une empreinte dans la communauté autochtone du Canada, est mort du diabète [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h3>Elijah Harper, politicien et figure marquante pour les Premières Nations du Canada, est décédé le 17 mai dernier. L’homme à la plume a ancré son message.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_14184" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Dépouille-Elijah-Harper-04.jpg"><img class="size-full wp-image-14184" alt="La Liberté (Manitoba)" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Dépouille-Elijah-Harper-04.jpg" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Plusieurs centaines de Manitobains – Autochtones, Métis et autres – ont rendu un dernier hommage, le 20 mai dernier, au chef autochtone, Elijah Harper, dont la dépouille était exposée au Palais législatif de Winnipeg.</p></div>
<p>Elijah Harper, un homme de peu de mots qui a tout de même su laisser une empreinte dans la communauté autochtone du Canada, est mort du diabète à Ottawa le 17 mai dernier, à l’âge de 64 ans.</p>
<p>Elijah Harper est entré en politique en 1981 en tant que député provincial au Manitoba, représentant le Nouveau Parti démocratique (NPD) pour la circonscription de Rupertsland.</p>
<p>« Il était un peu gêné, mais extrêmement humble, se souvient, l’analyste politique, Roger Turenne, qui a rencontré Elijah Harper en 1983, seulement deux ans après qu’il soit élu avec le NPD.</p>
<p>À cette époque, Roger Turenne était un conseiller spécial pour les services en français au Manitoba. Il se rappelle de la panique qui a envahi le NPD cette année-là, lorsque le Parti progressiste conservateur du Canada a obtenu le pouvoir.</p>
<p>« Mon travail était d’informer les membres du NPD qui n’étaient pas branchés, ou qui étaient nouveaux, explique Roger Turenne. J’ai passé beaucoup de temps avec Elijah Harper, à discuter de la Loi constitutionnelle et des droits des francophones au Manitoba. C’était du nouveau pour lui, mais il écoutait très attentivement. C’était un homme réfléchi.</p>
<p>« C’est à travers ces discussions, poursuit Roger Turenne, qu’il a commencé à questionner la présence des Autochtones dans la Constitution. »</p>
<p>Lorsque le premier ministre de l’époque, Brian Mulroney, a lancé ses promesses de réintégrer le Québec dans la « famille canadienne », Elijah Harper a voulu que le peuple autochtone se fasse autant inclure. L’Accord du lac Meech, proposé par le gouvernement Mulroney, ne promettait cependant aucune amélioration aux droits des Premières Nations du Canada.</p>
<p>C’est souvent l’image puissante d’Elijah Harper qui agite une plume d’aigle pour exprimer son désaccord face à l’Accord du lac Meech, qui vient à l’esprit de ceux qui connaissent son nom.</p>
<p>« On entend souvent dire que c’est Elijah Harper qui a tué l’Accord du lac Meech, dit Roger Turenne. En réalité, c’était l’ancien premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, qui a annulé le vote planifié. »</p>
<p>Mais il ajoute que le geste « dramatique et symbolique » d’Elijah Harper a créé un plus gros impact.</p>
<p>« Un geste a souvent plus d’influence qu’un fait. Il ne faut jamais négliger l’influence des symboles. L’important, c’est que le monde se souvienne du gros message d’Elijah Harper—celui qui disait au gouvernement : dorénavant, vous ne procéderez plus comme ça; dorénavant, les Autochtones feront partie des discussions au Canada. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Par Katrine Deniset</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
 

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		<title>Chef d’œuvre de débrouillardise</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 19:57:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[Unes]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Joseph]]></category>

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		<description><![CDATA[Après 10 ans de travail acharné pour obtenir son centre d’accueil et de tourisme, la communauté de Saint-Joseph a enfin pu couper le ruban du Centre Parent. Selon l’architecte de l’édifice, Guy Préfontaine, le Centre Parent est « un chef d’œuvre de la débrouillardise d’une communauté qui s’est mobilisée pour réaliser son grand objectif ». [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Photo-01•22-mai-2013.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-14176" alt="La Liberté (Manitoba)" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Photo-01•22-mai-2013.jpg" width="600" height="450" /></a></p>
<p>Après 10 ans de travail acharné pour obtenir son centre d’accueil et de tourisme, la communauté de Saint-Joseph a enfin pu couper le ruban du Centre Parent. Selon l’architecte de l’édifice, Guy Préfontaine, le Centre Parent est « un chef d’œuvre de la débrouillardise d’une communauté qui s’est mobilisée pour réaliser son grand objectif ». Sur la photo, Renald Parent, le président du Musée Saint-Joseph et coordonnateur du projet se réjouit de voir enfin la réalisation concrète de ces années de labeur. Il se situe devant une des murales signées par l’artiste Hubert Théroux, <em>Les colonisateurs</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
 

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		<title>David sans fronde</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 17:35:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[À vous la parole]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Division Scolaire Franco-Manitobaine (DSFM)]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial La Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Dubé]]></category>
		<category><![CDATA[Société franco-manitobaine (SFM)]]></category>

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		<description><![CDATA[Éditorial par Jean-Pierre Dubé  LA LIBERTÉ du 15 au 21 MAI 2013 C’est difficile d’arrêter un parent. Quand il se bat pour son enfant, rien n’est plus légitime : pas d’agenda politique ou de motif caché. L’expérience est universelle : mettez des parents en colère et, s’ils se mobilisent, plus rien ne les arrête. Ils étaient 300 [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: right;">Éditorial par Jean-Pierre Dubé</h3>
<p style="text-align: right;"> LA LIBERTÉ du 15 au 21 MAI 2013</p>
<p>C’est difficile d’arrêter un parent. Quand il se bat pour son enfant, rien n’est plus légitime : pas d’agenda politique ou de motif caché. L’expérience est universelle : mettez des parents en colère et, s’ils se mobilisent, plus rien ne les arrête.</p>
<p>Ils étaient 300 réunis dans un gymnase, le 1er avril 1974. Une semaine avant, la Division scolaire de Saint-Boniface (DSSB) avait annoncé la fermeture de l’école élémentaire Taché. Ces parents demandaient à la Société franco-manitobaine (SFM) de les appuyer pour renverser la décision.</p>
<p>Lorsqu’on a demandé au porte-parole du Comité de parents de préciser qui il représentait, ce dernier s’est tourné vers la foule. Selon le reportage de <em>La Liberté</em>, la réponse sans équivoque a été un tonnerre d’applaudissements.</p>
<p>Fondée en 1958, Taché avait été transformée en projet-pilote d’école française, suivant l’adoption en 1971 d’une nouvelle loi permettant l’enseignement en français de toutes les matières. La législation ne prévoyait pas la création de classes ni d’écoles : le fardeau de les obtenir reposait sur le citoyen. Après trois ans et une élection, la DSSB décidait d’intégrer les élèves de Taché à Provencher, l’école bilingue du quartier.</p>
<p>Il faut comprendre que l’enseignement bilingue était permis au Manitoba depuis 1967. Bien des Franco-Manitobains étaient satisfaits de cet arrangement et s’affichaient contre l’école homogène.</p>
<p>C’était avant l’adoption en 1982 de la <em>Charte canadienne des droits et libertés</em> qui allait garantir aux minorités de langue officielle le droit à l’enseignement au sein de leurs propres établissements.</p>
<p>Ce soir d’avril, une SFM soucieuse de ses bonnes relations avec la DSSB a refusé d’appuyer les parents, les abandonnant dans leur lutte contre Goliath. Trahis par leur unique défenseur politique, les parents de Taché ont pris leur cause en mains. Sauf que le levier constitutionnel n’existait pas encore. Imaginez David sans fronde.</p>
<p>C’est ainsi qu’a débuté une des luttes épiques du Manitoba français. Armés de leur seule légitimité, les parents ont monté aux barricades et attaqué leurs ennemis par tous les moyens. Dans les archives de 1974 d’un journal torontois, on trouve des lettres signées par Camille LeGal et Robert Levacque dénonçant vertement l’injustice manitobaine. Nos stratégiques épistoliers auraient semé leur indignation à grandeur du pays.</p>
<p>Deux ans plus tard, l’élémentaire rouvrait ses portes. Sur les lieux, des parents sidérés ont trouvé l’édifice vidé de son mobilier. C’était un prix à payer. Mais une fois lancés, les efforts des parents ont fait boule de feu : des prématernelles, programmes et écoles homogènes se sont multipliés.</p>
<p>En 1976, la Fédération provinciale des comités de parents était fondée par la SFM. Pionnier au Canada, ce mouvement a réussi à transformer en moins de 20 ans des générations de craintifs en militants organisés. Il faudra un jour raconter cette histoire extraordinaire qui a changé notre destin collectif.</p>
<p>Le résultat fut étonnant. Après une longue cause des parents jusqu’en Cour suprême, un bloc de 20 communautés adhérait en 1993 à la nouvelle Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) avec des majorités écrasantes. Le vote de Taché frôlait l’unanimité.</p>
<p>Il s’avéra que plusieurs écoles cédées par les divisions anglophones avaient été vidées. On avait aussi légué à la DSFM un immobilier de 2e classe. Quelle barbarie! Pour que les inscriptions puissent augmenter, ne fallait-il pas que les infrastructures soient à la hauteur? À Taché, les agrandissements devaient passer par l’expropriation de la fabrique de fer voisine et la démarche fut immédiatement entreprise.</p>
<p>Début 2011, la DSFM prenait possession du terrain exproprié au coût de 4,5 millions $. Après deux ans et demi pour démolir, nettoyer et décontaminer, la Province vient d’annoncer 8,5 millions $ de rénovations, dont un espace très attendu pour le service de garde Le P’tit Bonheur. Pourquoi le processus aura-t-il duré 20 ans?</p>
<p>L’école Taché est emblématique et remarquable. Les parents et la DSFM ont bien raison de se réjouir. Ceux et celles qui ont mené ce combat pendant 40 ans méritent d’être reconnus et célébrés.</p>
 

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		<title>L’art du départ</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 17:17:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[À vous la parole]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial La Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Dubé]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Éditorial par Jean-Pierre Dubé  LA LIBERTÉ du 8 au 14 MAI 2013   Qui ne participe pas à la toile des réseaux sociaux se prive inutilement. On trouve à l’occasion des perles rares dans cette vaste étendue de l’inconscience collective. Comme cette fameuse citation de Sir Bernard Shaw : « Les hommes politiques et les couches doivent [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: right;">Éditorial par Jean-Pierre Dubé</h3>
<p style="text-align: right;"> LA LIBERTÉ du 8 au 14 MAI 2013</p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> </span></p>
<p>Qui ne participe pas à la toile des réseaux sociaux se prive inutilement. On trouve à l’occasion des perles rares dans cette vaste étendue de l’inconscience collective. Comme cette fameuse citation de Sir Bernard Shaw : « Les hommes politiques et les couches doivent être changés souvent… et pour les mêmes raisons ».</p>
<p>Les récentes nouvelles sont pleines d’exemples du besoin de changement. Il y a une couche de la société américaine qui peut dormir sur ses deux épingles en sachant que le président ne peut pas être élu pour plus de deux mandats. Cette prescription limitant les dégâts du plus puissant au monde rachète un peu le désastreux système électoral de nos voisins. En ce moment elle procure à des écervelés l’espoir de continuer à faire cadeau de fusils à leurs enfants et petits-enfants.</p>
<p>Chez nous, on est parfois désarmés face aux abus de pouvoir. L’ancien premier ministre Jean Chrétien s’est accroché au bout de dix ans même s’il avait perdu la confiance de son propre caucus. Il s’en est soulagé bien proprement en léguant le scandale des commandites à son successeur en 2003. Paul Martin a rapidement été viré par l’électorat, un peu comme le premier ministre Jean Charest à la veille des travaux de la Commission sur les contrats publics dans la construction au Québec.</p>
<p>Il est difficile de ne pas mentionner les conservateurs fédéraux tellement ça sent mauvais à Ottawa, après sept ans de règne. Le premier ministre ne se contente pas d’intimider ses opposants sur les questions d’environnement et d’économie, il bâillonne ses propres ministres et députés, il discrédite les vérificateurs et autres chiens de garde du Parlement.</p>
<p>Stephen Harper s’est démarqué pour son mépris de la démocratie en imposant l’adoption de deux infâmes lois omnibus de plusieurs centaines de pages. Le grand défenseur de la transparence politique et de la réforme parlementaire qu’il a été dans l’Opposition se taille maintenant une image comme le <em>bully</em> par excellence de la politique canadienne. Et son régime n’est pas terminé.</p>
<p>Frank Mc Kenna a dirigé le Nouveau-Brunswick avec succès de 1987 à 1997. Ce premier ministre a tenu sa promesse de quitter son poste après dix ans. Le nouveau juge en chef du Manitoba, Richard Chartier, a exprimé son intention de diriger la Cour d’appel pendant dix ans. Ce sont des modèles à suivre.</p>
<p>Le gouvernement de Greg Selinger vient d’augmenter la taxe de vente sans suivre la procédure législative qui exige la tenue d’une consultation publique. C’est le comportement d’une administration qui se croit tout permis. Ministre des Finances pendant dix ans, le premier ministre depuis 2009 semble avoir perdu contrôle des dépenses. Les néo-démocrates pourraient profiter d’un petit tour dans l’Opposition pour se nettoyer.</p>
<p>C’est dans ce tableau qu’on apprend le départ dans un an de la rectrice de l’Université de Saint-Boniface (USB). En poste depuis dix ans, Raymonde Gagné ne veut pas tomber dans le piège de son prédécesseur Paul Ruest, qui a quitté en plein scandale administratif après 22 ans de rectorat.</p>
<p>La première femme et 45e à occuper ce poste a passé 30 ans au sein de l’établissement. On peut comprendre son goût de changer d’air. La Franco-Manitobaine a beaucoup accompli en transformant la culture interne par la transparence dans les communications et le partage du pouvoir décisionnel. En annonçant son départ d’avance, elle crée des conditions idéales pour son remplacement.</p>
<p>La seule ombre au tableau demeure la récente affaire de dons de l’USB à des partis politiques. On ne connaît pas encore la position des agences provinciales et fédérales de revenu sur la légalité des 3 506 $ versés au cours des dernières années.</p>
<p>L’arrêt de développement qui frappe les gouvernements, institutions et organismes dominés par des accrocs du pouvoir est un enjeu continuel pour la société. Ce qu’on rêve de faire dans un poste stratégique ou politique, on doit le faire ou non en dix ans. Et partir.</p>
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		<title>Beethoven toujours populaire</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 16:17:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Meunier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues et chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique classique]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Meunier]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; L&#8217;Orchestre symphonique de Winnipeg terminait la série des grands concerts de sa 65e saison par la présentation très attendue de la 9e Symphonie de Beethoven, les 10, 11 et 12 mai 2013, l’une des oeuvres musicales les plus profondes, les plus puissantes, les plus inspirantes et sans doute la plus universelle jamais composée. Le [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p id="lettrine"><span class="lettrine">L&rsquo;</span>Orchestre symphonique de Winnipeg terminait la série des grands concerts de sa 65<sup>e</sup> saison par la présentation très attendue de la 9e Symphonie de Beethoven, les 10, 11 et 12 mai 2013, l’une des oeuvres musicales les plus profondes, les plus puissantes, les plus inspirantes et sans doute la plus universelle jamais composée.</p>
<p>Le concert du samedi soir a attiré une grande foule, dont plusieurs parents et amis des choristes, obligeant l’ouverture du balcon, ce qui se produit rarement pour les concerts de la série Masterworks. Les oeuvres chorales et Beethoven sont toujours de très bons vendeurs. Les applaudissements nourris après chaque mouvement révélaient la présence d’un nombre important d’auditeurs qui assistaient sans doute à un concert symphonique pour la première fois.</p>
<p>Dès les premières notes de l’ouverture, on se rend compte que quelque chose ne va pas. Mickelthwate s’active beaucoup au pupitre, mais on ne le sent pas en communication avec les musiciens. Les premières mesures qui devraient créer une atmosphère hésitante et un peu mystérieuse avant l’exposition éclatante du premier thème donnent plutôt une impression de confusion que le chef, qui dirigeait de mémoire, a eu peine à corriger. On a entendu de nombreux flottements tout au long du mouvement.</p>
<p>Le second mouvement a été mieux réussi, en particulier le presto central. Mickelthwate maîtrise bien ces mouvements vifs, joyeux et dansants. Mais il ne parvient toujours pas à infuser de l’émotion, à donner de l’élan à la musique, surtout chez les cordes. L’interprétation repose uniquement sur le rythme et les variations de volume. Le jeu manque de relief et de souplesse. Une innovation de Beethoven, dans ce mouvement: l’utilisation de la timbale en solo pour marquer des changements de tonalité.</p>
<p>Le troisième mouvement lent et chantant <i>(Adagio molto e cantabile), </i>le plus court de l’oeuvre, est un moment de repos et de remise en marche après l’effervescence du sherzo précédent, en préparation du mouvement final. Il comprend de très belles lignes chez les cuivres et les bois, qui ont été très bien exécutées.</p>
<p>On a constaté dès les premiers accords que le quatrième mouvement avait peut-être été travaillé davantage que les trois mouvements précédents. Les musiciens semblent jouer avec plus d’engagement et être en meilleure communication avec le chef. Mais Mickelthwate n’a pas davantage réussi à donner de l’âme à ce mouvement, misant tout sur le rythme et le volume sonore, qui est amplifié par l’addition du choeur. L’ensemble des musiciens ont joué avec énergie et démontré beaucoup de virtuosité dans l’exécution de tout le mouvement. L’introduction du thème par les cordes basses a été exécutée de manière très linéaire, sans beaucoup de nuances, mais le son était saisissant. Le baryton Justin Welsh a entonné son appel <i>“Mes frères, cessons nos plaintes! Qu’un cri joyeux élève aux cieux nos chants de fête et nos accords pieux. Joie!”</i> d’une voix forte, chaleureuse et convaincante.</p>
<p>Le choeur d’une centaine de voix, provenant du Winnipeg Philharmonic Choir, dirigé par Yuri Klaz et du Flin Flon Community Choir, dirigé par Crystal Kolt, a très bien attaqué les premières strophes de l’<i>Ode à la joie</i>, chantant avec émotion et une excellente articulation. Les voix de femmes, beaucoup plus nombreuses, dominaient cependant dans les fortes et fortissimos, ce qui enlevait de la couleur à l’ensemble. Les jeunes solistes Lara Ciekiewicz, soprano, Michèle Bogdanowicz, mezzo-soprano, Edgar Ernesto Ramirez, ténor et Justin Welsh, baryton se sont bien tirés d’affaire. Welsh et Bogdanowicz ont été les plus solides, proclamant avec clarté le texte d’une voix riche et assez puissante pour être toujours présente. Ciekiewicz a chanté très bien jusqu’à ce que sa voix se fatigue dans les aigus et qu’elle rate une note vers la fin de sa dernière intervention. Ramirez a très bien chanté en solo mais sa voix manquait de puissance dans les duos et quatuors, où on l’entendait à peine.</p>
<p>À mesure que le mouvement avance, les strophes sont reprises à un rythme de plus en plus rapide et de plus en plus fort alors que tous appellent avec élan et ferveur à la fraternité universelle:  <i>“Parcourez, frères, votre course, joyeux comme un héros volant à la victoire! Qu’ils s’enlacent tous les êtres! &#8230; Frères, au dessus de la tente céleste doit régner un tendre père&#8230; Joie! Joie! Belle étincelle divine!” </i>Cette intensification du mouvement doit être bien contrôlée pour maintenir un beau son dans le choeur et une articulation claire des paroles. Mickelthwate a imposé un rythme si rapide et demandé tellement de volume que les dernières mesures sont devenues une suite de cris stridents dominés par les sopranos, sans musicalité, où l’on n’entendait plus aucune parole.  Ce finale évoquait davantage le désordre que l’unité, la souffrance de l’effort que la joie. Cette fin bruyante a soulevé une partie de l’auditoire, qui a soutenu une longue ovation que justifiait davantage l’effort déployé par les musiciens et les choristes que la qualité de la musique que nous venions d’entendre.</p>
<p>Ce concert ne fut pas un échec, mais il n’était pas à la hauteur des capacités de l’orchestre. Mickelthwate n’a pas réussi à mettre en valeur la superbe architecture de cette oeuvre monumentale, à en exprimer la grande intensité émotionnelle et la transcendance spirituelle, à mettre en lumière toutes les couleurs de la musique. Sa manière de diriger est de faire de l’effet, d’épater, au lieu d’exprimer une pensée, comme s’il ne parvenait pas à saisir le sens de l’oeuvre, comme s’il était incapable d’en pénétrer la profondeur des sentiments. Il dirige en deux dimensions: l’horizontalité du rythme et la verticalité du volume. Il ne parvient pas à pénétrer dans la sphère multidimensionnelle de l’univers du sentiment, de l’émotion, de la spiritualité, là où la musique transcende le réel, élève les esprits et touche la profondeur de l’âme.</p>
<p>En première partie, on a entendu une oeuvre peu connue, <i>Schelomo</i> (Salomon), d’Ernest Bloch, une mise en musique du livre de l’Ecclésiaste, pour violoncelle et orchestre, interprétée par Yuri Hooker, violoncelle solo de l’OSW. <i>Schelomo</i> exprime un large éventail d’émotions dramatiques, depuis les lamentations de Salomon sur la déchéance spirituelle de son peuple jusqu’à une prière ardente en faveur de la fraternité et de la paix. Magnifiquement interprétée par Hooker, cette oeuvre préparait bien l’audition de la 9<sup>e</sup> Symphonie.</p>
<p>Orchestre symphonique de Winnipeg<br />
Le 11 mai 2013, Salle de concert du Centenaire, Winnipeg<br />
Alexander Mickelthwate, chef<br />
Yuri Hooker, violoncelle<br />
Lara Ciekiewicz, soprano<br />
Michèle Bogdanowicz, mezzo-soprano<br />
Edgar Ernesto Ramirez, ténor<br />
Justin Welsh, baryton<br />
Winnipeg Philharmonic Choir, Yuri Klaz, directeur artistique<br />
Flin Flon Community Choir, Crystal Kolt, directrice artistique<br />
Schelomo: rapsodie hébraïque pour violoncelle et orchestre, Ernest Bloch<br />
Symphonie no. 9 en ré mineur, op. 125, Ludwig van Beethoven</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chaise Café compte faire ses preuves</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 23:53:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Restaurant]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Boniface]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Shea Ritchie, un passionné de la fine cuisine italienne, a ouvert les portes de son nouveau restaurant, Chaise Café, situé sur le boulevard Provencher. &#160; Shea Ritchie était prêt à abandonner son rêve d’ouvrir un restaurant lorsqu’il n’avait toujours pas déniché l’immeuble idéal pour le faire après cinq ans de recherche. C’est pour cette [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h3>Shea Ritchie, un passionné de la fine cuisine italienne, a ouvert les portes de son nouveau restaurant, <em>Chaise Café</em>, situé sur le boulevard Provencher.</h3>
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<div id="attachment_14124" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-14124" alt="Shea Ritchie, le fondateur et propriétaire de Chaise Café." src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Ritchie-Shea.jpg" width="640" height="359" /><p class="wp-caption-text">Shea Ritchie, le fondateur et propriétaire de <em>Chaise Café</em>.</p></div>
<p>Shea Ritchie était prêt à abandonner son rêve d’ouvrir un restaurant lorsqu’il n’avait toujours pas déniché l’immeuble idéal pour le faire après cinq ans de recherche. C’est pour cette raison qu’il appelle sa récente découverte sur le boulevard Provencher « le destin », et c’est justement là où il a ouvert son restaurant <em>Chaise Café</em>, le 19 avril dernier.</p>
<p>« J’ai allumé mon ordinateur pour faire une dernière recherche, explique le Winnipégois anglophone qui vient de déménager à Saint-Boniface. Et, comme ça, j’ai trouvé le lieu que j’avais recherché pendant toutes ces années.</p>
<p>« Je n’ai eu besoin de rien compromettre. J’ai toujours dit à mes amis que je voulais ouvrir un restaurant avec une terrasse, faisant face à un parc, et j’ai reçu exactement ce que je voulais », dit-il du restaurant situé tout près du parc Provencher.</p>
<p>Shea Ritchie, qui vient de rénover l’immeuble, avoue que ça n’a pas été facile.</p>
<p>« Lorsque j’ai premièrement aperçu l’immeuble, j’ai eu la sensation qu’il avait été terriblement inhabité. »</p>
<p>Depuis les rénovations, l’intérieur du vieil immeuble a un look moderne. Des divans blancs et mous de vinyle décorent le bar, et des chandeliers de formes abstraites ornent le plafond. Les murs, qui ont été récemment repeints, demeurent vides.</p>
<p>Le menu de <em>Chaise Café</em> a de tout : des pizzas faites maison, des repas de viande locale, et des plats végétariens préparés avec des légumes du potager. Toutes les épices utilisées dans les recettes sont celles que fait pousser Shea Ritchie à l’arrière du restaurant. Une boulangère arrive tôt tous les matins pour s’occuper du pain et des desserts. Les prix du dîner varient de 5 à 10 $, et ceux du souper, de 10 à 18 $.</p>
<p>Shea Ritchie assure qu’il vaincra la malédiction que plusieurs entreprises sur le boulevard Provencher ont subie dans le passé.</p>
<p>« Ma philosophie est simple : si je choisis d’accomplir quelque chose, je l’accomplis à la perfection—je sais que si ce n’est pas bien fait, le monde ne viendra pas. C’est vrai que les Winnipégois aiment faire leurs achats à bon marché, mais ils n’apprécient pas les trucs de pacotille. »</p>
<p>Shea Ritchie déclare que c’est lors de son voyage en Italie, en 2008, qu’il a trouvé une passion pour la nourriture.</p>
<p>« J’étais en moto, et je m’étais arrêté dans la cafétéria d’un dépanneur le long d’une grande route. Je ne m’attendais pas à un festin, mais c’est ce qu’ils m’ont servi. Leur calamar est encore le meilleur que j’aie goûté, dévoile-t-il. Les Winnipégois ne devraient pas avoir à se déplacer à l’autre bout de la ville à des marchés haut de gamme pour bien manger. Je veux leur offrir quelque chose d’abordable, mais à la fois quelque chose d’extraordinaire.</p>
<p>« J’avoue être très difficile. Je refuse de manger n’importe quel aliment traité; je prépare même entièrement les repas de mon chien. »</p>
<p>D’où sort le nom, <em>Chaise Café</em>? « C’est un jeu de mot sur mon nom. Ça remplace le nom typique qu’aurait été Shea’s Café. « À l’école élémentaire, les profs avaient toujours de la difficulté à prononcer mon nom lorsqu’ils prenaient la présence, s’amuse-t-il. Disons que c’est une leçon subtile pour que le monde apprenne à prononcer mon nom. »</p>
<p>Par Katrine DENISET</p>
 

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		<title>Double talent</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 23:02:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culturel]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Les jumeaux Aidan et Luc Wrigley n’ont que neuf ans, mais avec leurs instruments et leurs pas de gigue, ils ont déjà bien l’habitude des arrêts de busking de La Fourche. &#160; Les jumeaux franco-manitobains, Aidan et Luc Wrigley, ont eu neuf ans le 8 avril dernier. Comme beaucoup de jeunes de leur âge, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h3>Les jumeaux Aidan et Luc Wrigley n’ont que neuf ans, mais avec leurs instruments et leurs pas de gigue, ils ont déjà bien l’habitude des arrêts de busking de La Fourche.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_14114" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-14114" alt="De gauche à droite, Luc Wrigley, son père Rob et son frère jumeau Aidan, qui buskent à La Fourche depuis que les deux garçons ont six ans." src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Wrigley-Luc-Rob-et-Aidan-01.jpg" width="480" height="319" /><p class="wp-caption-text">De gauche à droite, Luc Wrigley, son père Rob et son frère jumeau Aidan, qui buskent à La Fourche depuis que les deux garçons ont six ans.</p></div>
<p>Les jumeaux franco-manitobains, Aidan et Luc Wrigley, ont eu neuf ans le 8 avril dernier. Comme beaucoup de jeunes de leur âge, ils font un peu de sport. Ils ont choisi la gigue et le <em>breakdancing</em>. Ils font aussi de la musique. Les deux jouent du violon et chantent, et Luc Wrigley joue de la batterie tandis que son frère Aidan préfère la guitare électrique.</p>
<p>Mais leur expérience artistique va au-delà de celle de leurs amis. En effet, « c’est la troisième année qu’on <em>buske</em> à La Fourche avec notre père, Rob Wrigley, dévoile Aidan Wrigley. Je pense qu’on est les plus jeunes <em>buskers</em>. En tous cas, c’est sûr qu’on l’était quand on a commencé! »</p>
<p>Les jeunes garçons ont même créé deux trios, l’un avec leur père, Double Trouble, et l’autre avec un ami claviériste, Julien Boily, Black Stars.</p>
<p>« La musique a toujours fait partie de la vie de mes fils, explique Rob Wrigley. J’ai plusieurs bands et je fais beaucoup de concerts à travers la ville. C’est ma passion, donc dès leur naissance, je les ai exposés à ça.</p>
<p>« Je me souviens encore de la première fois qu’on a joué ensemble, confie-t-il. Je suis chanceux de pouvoir faire de la musique avec eux, même si parfois je dois négocier quelques bonbons! »</p>
<p>Luc et Aidan Wrigley ont commencé la gigue à l’âge de trois ans et le violon à quatre ans. « Ma belle-mère est Métisse et c’était important pour elle de préserver la culture métisse, donc elle a emmené Luc et Aidan à des cours de violon donnés par un violoneux métis, ainsi qu’à des cours de danses métisses », raconte Rob Wrigley.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/8wuml_CA-xQ" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<h3>L’art de <em>busker</em></h3>
<p>Très vite doués en musique comme en danse, et peu timides sur la scène, Luc et Aidan Wrigley ont commencé à accompagner leur père lors de différents concerts. « C’est vraiment le fun, se réjouit Aidan Wrigley, qui affirme cependant ne pas vouloir devenir une super star du rock, mais plutôt être un inventeur et paléon­tologiste. Parfois on est stressés, mais en fait je joue souvent mieux quand je suis un peu nerveux! »</p>
<p>Quand ils avaient six ans, Rob Wrigley les a finalement amenés à La Fourche pour passer les auditions pour <em>busker</em>, et le trio a été retenu. « J’avais fait du busking quand on habitait sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, et je savais que c’était une manière très agréable de passer son après-midi, explique-t-il. Je voulais donc partager cette expérience avec mes deux fils. De plus, c’est un bon moyen de les faire pratiquer! »</p>
<p>Double Trouble a monté deux spectacles de 30 minutes chacun pour La Fourche, le temps de performance à un arrêt de busking étant limité à une demi-heure. Parmi leur répertoire de chansons, Luc Wrigley identifie <strong><em>La bastringue</em></strong> comme « la meilleure, car on joue du violon, on chante et on danse la gigue dans la même chanson ».</p>
<p>Et si, de l’aveu de leur père, Luc et Aidan Wrigley ne mesurent pas encore l’impact de l’expérience qu’ils vivent en se produisant en public à La Fourche, ils en ont quand même repéré certains avantages.</p>
<p>« C’est vraiment bien de <em>busker</em> car on peut gagner de l’argent, assure Luc Wrigley, qui rêve pour sa part de devenir astrophysicien, écrivain et paléontologiste. Une fois, une femme nous a donné tous les sous dans son portefeuille! Notre record, c’est de gagner 160 $ en 1 h 30. » Aidan Wrigley ajoute que « si on veut s’acheter quelque chose, on va busker. Souvent, on met aussi notre argent dans un compte bancaire ».</p>
<p>Rob Wrigley précise qu’il va <em>busker</em> à La Fourche avec ses fils « environ deux fois par mois. On y est un peu plus pendant l’été et les Fêtes de Noël car la foule est plus grande. Ils y apprennent à agir comme des professionnels devant le public, notamment à cacher leurs émotions. Ils sont plutôt doués ».</p>
<p>Par ailleurs, Luc et Aidan Wrigley se sont aussi produits sur les scènes du Festival du Voyageur, des Aboriginal People’s Choice Awards au Centre MTS, du Festival Folk, du Centre culturel West End, de l’Oak Point Music Festival, ou encore à Saint-Laurent et Lorette.</p>
<p>Le 1er juin prochain, ils seront au Festival Hi Neighbour de Transcona, et en août, ils partici­peront au Festival Matlock. « Les gens commencent à appeler pour avoir les garçons dans leur programmation, conclut leur mère, Bobbie-Jo Leclair. La famille, notamment mes parents, est vraiment fière d’eux! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par Camille HARPER-SÉGUY</p>
 

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		<title>Saint-Claude dans l’impasse</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 21:22:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actuel]]></category>
		<category><![CDATA[Association des municipalités du Manitoba (AMM)]]></category>
		<category><![CDATA[Municipalités rurales]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Claude]]></category>
		<category><![CDATA[Services bilingues]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; La Province continue de l’avant dans son intention de faire fusionner les petites municipalités rurales. Or, Saint-Claude doit composer avec des voisins qui ne veulent rien en savoir. Les 92 municipalités rurales du Manitoba ayant moins de 1 000 habitants devront présenter un plan de fusionne­ment au plus tard le 31 décembre. C’est ce [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h3>La Province continue de l’avant dans son intention de faire fusionner les petites municipalités rurales. Or, Saint-Claude doit composer avec des voisins qui ne veulent rien en savoir.</h3>
<div id="attachment_14090" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><img class=" wp-image-14090 " alt="Le maire de Saint-Claude, Norm Carter." src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2013/05/Photo-01•15-mai-2013.jpg" width="512" height="384" /><p class="wp-caption-text">Le maire de Saint-Claude, Norm Carter : « Lorsque la Province a imposé le fusionnement des municipalités rurales, c’était comme si nous avions reçu un coup de poing à l’estomac. »</p></div>
<p>Les 92 municipalités rurales du Manitoba ayant moins de 1 000 habitants devront présenter un plan de fusionne­ment au plus tard le 31 décembre. C’est ce qui découle du dépôt, le 1er mai dernier, du projet de loi 33 – l’Acte de la modernisation des municipalités – par le ministre provincial des Administrations locales, Ron Lemieux.</p>
<p>Or, certaines municipalités bilingues, notamment le Village de Saint-Claude, éprouvent toujours des difficultés à faire avancer le projet que leur impose la Province.</p>
<p>« Nous avons adopté, à la fin de mars, une résolution comme quoi nous allions fusionner avec la Municipalité rurale de Grey, qui nous entoure, indique le maire de Saint-Claude, Norm Carter. Or, cette dernière, s’estimant forcée par la Province, a adopté une résolution déclarant qu’elle n’allait pas fusionner. Nous voulons respecter les directives de la Province, mais nous sommes dans une impasse. »</p>
<p>La situation se complique de par le fait que l’Association des municipalités du Manitoba (AMM) s’est déclarée contre l’amalgamation obligatoire des municipalités, appuyant ainsi l’entêtement de la Municipalité rurale de Grey.</p>
<p>« Toutes les municipalités sont déjà obligées par la loi d’équilibrer leurs budgets annuels, indique le président de l’AMM, Doug Dobrowolski. Nous connaissons un bon nombre de municipalités dotées d’une population inférieure à 1 000 résidants qui fonctionnent efficacement. Et puisque les coûts pour les ponts, les centres communautaires et la réfection des routes rurales ne seront pas affectés par la fusion, nous estimons qu’obliger les municipalités s’amalgamer est sans fondement. »</p>
<p>En outre, les résidants de Saint-Claude préfèreraient, malgré le projet de loi 33, ne pas fusionner avec la Municipalité rurale de Grey.</p>
<p>« Lorsque le gouvernement a annoncé, le 30 janvier, son intention d’obliger le fusionne­ment des petites municipalités, nous avons organisé un sondage auprès des résidants, explique-t-il. La majorité ne s’y intéressait pas. Près d’un tiers éprouvait de vives inquiétudes et voulaient plus de renseignements.</p>
<p>« Je les comprends, poursuit-il. Saint-Claude et la Municipalité rurale de Grey partagent déjà les services d’urgence et de pompiers, d’eau potable et des égouts, sans parler du dépotoir. Nous nous réunissons pour faire de la planification régionale. »</p>
<p>Par ailleurs, les résidants de Saint-Claude sont très engagés sur le plan local. « Lors de nos dernières élections, notre taux de participation était de 65 %. Cela fait depuis 1963 que nous avons quitté la Municipalité rurale de Grey. Nous avons notre propre corporation de développement communautaire et des services bilingues. La francophonie nous tient à cœur. Alors à dire vrai, nous n’aurions pas choisi la fusion si elle ne nous était pas imposée. »</p>
<p>Selon Ron Lemieux, le fusionnement permettra de réduire les coûts administratifs et augmentera l’efficacité des municipalités lorsqu’elles préparent des mesures d’urgence.</p>
<p>« Les épargnes pour les contribuables pourraient s’avérer énormes dans de nombreuses régions, déclare le ministre. Une récente étude, publiée par le Rural Development Institute de Brandon, indique que les municipalités rurales atteignent un taux d’efficacité financière maximum lorsqu’elles ont environ 3 000 résidants et une assiette fiscale de 130 000 $.</p>
<p>« De plus, poursuit le ministre, dans certains cas, à cause du fusionnement, la qualité de vie des résidants augmentera, car certaines municipalités pourront enfin recevoir des services d’eau et des égouts. »</p>
<p>En outre, la Sous-section 3 de la Section 4 du projet de loi 33 prévoit explicitement la protection des services bilingues.</p>
<p>« Les services resteront les mêmes, ou seront améliorés, déclare Ron Lemieux. Pour le premier ministre, Greg Selinger, et moi, il s’agissait d’une priorité sur laquelle il fallait insister fermement. »</p>
<p>Norm Carter dit « se réjouir » de cette provision. « Le geste, qui aura force de loi, a soulagé un bon nombre d’inquiétudes à Saint-Claude, déclare-t-il. Par contre, cela ne règle pas notre impasse actuelle. »</p>
 

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