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	<title>La Liberté - Toute l&#039;actualité franco-manitobaine.</title>
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	<description>La Liberté - Le seul hebdomadaire publié en français au Manitoba.</description>
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		<title>Dido and Aenaeas : un enchantement!</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 18:37:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Meunier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues et chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Musique classique]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Meunier]]></category>

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		<description><![CDATA[ Les 7 et 8 février 2012, le Manitoba Chamber Orchetra et l’Opéra du Manitoba ont conjointement présenté l’opéra Dido and Aenaeas (Didon et Énée), du compositeur anglais Henry Purcell, par The Theatre of Early Music, de Montréal, fondé et dirigé par le haute-contre Daniel Taylor. Le TEM débutait à Winnipeg une tournée qui s’est poursuivie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-6684" title="Chronique-Pierre-Meunier" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2011/09/Chronique-Pierre-Meunier.jpg" alt="" width="300" height="250" /> Les 7 et 8 février 2012, le Manitoba Chamber Orchetra et l’Opéra du Manitoba ont conjointement présenté l’opéra <em>Dido and Aenaeas</em> (Didon et Énée), du compositeur anglais Henry Purcell, par The Theatre of Early Music, de Montréal, fondé et dirigé par le haute-contre Daniel Taylor. Le TEM débutait à Winnipeg une tournée qui s’est poursuivie à Seattle, Edmonton, Toronto et Montréal.</p>
<p>Rarement a-t-on entendu un petit ensemble d’une telle qualité. L’orchestre de 11 musiciens, jouant à l’ancienne,  regroupe des jeunes musiciens de grand talent. La seule tête grise dans le groupe est l’organiste montréalais et spécialiste de musique ancienne Christopher Jackson au clavecin. Ils accompagnent à la perfection un groupe de jeunes chanteurs aux voix exceptionnelles, excellents interprètes de la musique médiévale et bons comédiens. On sent que tous ces artistes, plusieurs réunis pour la première fois, sont unis par un grand amour de la musique et qu’ils ont du plaisir à jouer et chanter ensemble.</p>
<p>L’opéra a été composé en 1689 sur un livret de Hahum Tate. L’histoire provient de la légende de Didon et Énée, racontée dans <em>l’Énéide</em>, poème épique en latin écrit par Virgile entre 29 et 19 av. J.C. Il s’était lui-même inspiré de <em>L’Iliade et l’Odyssée</em>, épopée grecque attribuée à Homère datant de la fin du VIII<sup>e</sup> s. av. J.C.  Le prince troyen Énée, à qui les dieux ont ordonné de se rendre en Italie fonder une nouvelle cité après la chute de Troie, échoue à Carthage. Il est accueilli par Didon, reine veuve, qui se sent attirée par le beau jeune-homme. Ayant juré de demeurer fidèle à son défunt mari, elle hésite à déclarer son amour malgré les encouragements de sa cour. Énée prend l’initiative de lui révéler ses propres sentiments et elle consent finalement à s’abandonner à cet amour. La cour anticipe déjà un mariage royal. Mais les forces du mal, dirigées par une sorcière magicienne, souhaitent la chute de la Reine. Ils fomentent un complot pour faire échouer ce mariage en éloignant Enée de Didon. Un des sujets de la sorcière se fera passer pour le dieu Mercure pour rappeler à Énée que sa destinée est de bâtir une cité en Italie et qu’il doit immédiatement quitter Carthage. Bouleversé, Énée se soumet à contre-coeur à ce qu’il croit être la volonté des dieux et se prépare à partir. En venant lui faire ses adieux, il est touché par le désespoir de Didon et décide de rester. Mais Didon le chasse,  ne lui pardonnant pas d’avoir eu la pensée de la quitter. Elle en meurt de chagrin. L’histoire est très concentrée, l’opéra en trois actes durant moins d’une heure, se limitant à l’essentiel, dans la tradition baroque. (Deux siècles plus tard, Berlioz composera <em>Les Troyens</em>,  un opéra en cinq actes sur le même thème, d’une durée de 4 heures!)</p>
<p>Même sans décors et sans costumes, The Theatre of Early Music donne beaucoup plus qu’une simple version concert. Nous assistons à une représentation d’opéra avec jeu d’acteurs.  Les personnages qui, à l’exception de Didon et de la sorcière, s’intègrent au choeur entre leurs apparitions, entrent et sortent de scène et jouent leur rôle avec brio.</p>
<p>Le rôle de Didon a été confié à la soprano hongroise Noemi Kiss. Elle a une très belle voix mais n’a pas le même talent de comédienne que les autres membres de l’ensemble. On a l’impression qu’elle n’entre pas complètement dans le jeu. Comme on l’a mentionné, c’est la seule qui ne participe pas au choeur et n’est pas vêtue en noir. Mais la qualité du chant est excellente et elle communique très bien l’émotion. Elle a été particulièrement impressionnante dans sa confrontation avec Énée, qu’elle a chassé avec un “Away!” empreint d’une royale autorité, et l’interprétation de l’aria conduisant à sa mort, <em>&laquo;&nbsp;When I am laid in earth&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Le baryton canadien d’origine britannique Alexander Dobson, qui fait carrière à l’opéra, était très à l’aise et convainquant dans le rôle d’Énée. Il a une voix superbe, une diction parfaite et  une belle prestance en scène.</p>
<p>La charmante soprano anglaise Grace Davidson interprétait Belinda, confidente de Didon. Elle a chanté et joué d’une manière superbe et tout à fait crédible. Elle a une très belle voix et une diction parfaite. La soprano torontoise Agnes Zeigovics, une habituée du Theatre Early Music et qui a souvent chanté des duos avec Daniel Taylor, jouait le rôle d’une dame de cour. Ses duos avec Belinda ont été parfaitement exécutés, vivants et émouvants.</p>
<p>Daniel Taylor, qui dirigeait discrètement devant l’orchestre, a été époustouflant dans le rôle de la sorcière. Il a donné toute une démonstration de ses talents de chanteur et d’acteur. Taylor est davantage un haute-contre qu’un contre-ténor. Ces derniers chantent pour la plupart  avec une voix de <em>falsetto</em> (voix ce tête) alors que Taylor chante avec une voix “normale” même si le timbre ressemble à celui d’une femme (contre-alto ou alto). Il a un registre étendu et peut chanter avec plus de puissance, ce qui lui permet d’avoir un répertoire très diversifié. La soprano canadienne Meara Conway et la contre-alto américaine Meg Bragle, dans les rôles secondaires de sorcières, chantent et jouent avec la même énergie que Taylor, exprimant avec humour le caractère maléfique des personnages et leur malin plaisir d’avoir réussi leur complot.</p>
<p>Taylor a invité son ami le ténor canadien Benjamin Butterfield à chanter le rôle d’un marin, dont l’intervention dure à peine un peu plus d’une minute. Ce fut suffisant pour pouvoir apprécier la belle voix et le talent d’acteur de Butterfield.</p>
<p>Taylor a réussi à faire chanter en choeur tous ces artistes qui, pour la plupart, poursuivent des carrières internationales de solistes. Les choeurs étaient superbes, aucune voix ne perçant l’ensemble.</p>
<p>En première partie, Taylor a programmé de courtes oeuvres qui ont permis d’apprécier le talent des solistes, comme un plateau de hors d’oeuvre raffinés précédant un grand plat, notamment le superbe duo <em>Oh Lovely Peace</em> de Purcell, avec Daniel Taylor et Grace Davidson, <em>Total Eclipse</em> de Handel par Benjamin Butterfield et des pièces de Thomas Tallis et Purcell admirablement bien chantées par le choeur.</p>
<p>Ce fut un grand moment musical dont on se souviendra longtemps.</p>
 
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		<title>Parc libre pour chiens</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 17:16:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[À vous la parole]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Boniface]]></category>

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		<description><![CDATA[Madame la rédactrice, Aujourd’hui, à la réunion du Comité communautaire de Riel de la Ville de Winnipeg, Dan Vandal a présenté une motion pour que l’Administration de la Ville se penche sur la possibilité de créer un parc libre pour les chiens dans le parc Whittier à Saint-Boniface. Présentement, les parcs libres pour les chiens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a name="canin"></a><br />
Madame la rédactrice,</p>
<div id="attachment_9025" class="wp-caption alignright" style="width: 250px"><img class=" wp-image-9025  " title="chien" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2012/02/chien-300x225.jpg" alt="" width="240" height="180" /><p class="wp-caption-text">Crédit photo : lecoeurduquartier</p></div>
<p>Aujourd’hui, à la réunion du Comité communautaire de Riel de la Ville de Winnipeg, Dan Vandal a présenté une motion pour que l’Administration de la Ville se penche sur la possibilité de créer un parc libre pour les chiens dans le parc Whittier à Saint-Boniface.<br />
Présentement, les parcs libres pour les chiens tels que Kilcona, Little Mountain et Maple Grove se trouvent à 30 minutes de voiture.<br />
C’est une excellente idée; cela voudrait dire que les propriétaires de chiens au centre de Winnipeg pourraient aller se promener avec leurs chiens dans leur quartier au lieu de passer une heure en voiture pour aller faire un peu d’exercice dans la nature. C’est une situation gagnante : les gens conduisent moins, ce qui<br />
bénéficie à l’environne­ment, et de nouvelles possibilités<br />
récréatives se présentent aux proprié­taires<br />
de chiens. Espérons qu’une fois que les canicules<br />
d’été arrivent, Saint-Boniface et Winnipeg auront ce nouvel attrait.</p>
<p><img class="alignright" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2012/01/imgParole.png" alt="A vous la parole" width="121" height="121" /></p>
<p>Mathieu Allard | Résidant de Saint-Boniface et propriétaire de chien | Saint-Boniface (Manitoba) | Le 9 février 2012</p>
<p style="text-align: right;"><strong>À vous la parole!<br />
Laissez vos commentaires en bas de cette page.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://la-liberte.mb.ca/a-vous-la-parole" target="_blank">&gt; Revenir sur la page À vous la parole</a></p>
<p>&nbsp;</p>
 
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		<title>Deux roues et la neige</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 23:35:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 18 février, plus d’une vingtaine de cyclistes participeront à une première course hivernale manitobaine, Actif Epica. Jocelyne NICOLAS &#124; journaliste Le nouvel évènement de cyclisme, Actif Epica (1), ne se déroulera pas pendant une journée douce du printemps manitobain. C’est au milieu du mois de février, le 18, que les participants à la course [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9017" class="wp-caption aligncenter" style="width: 430px"><img class="size-full wp-image-9017" title="Cyclisme" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2012/02/Actif-Epica-01.jpg" alt="Actif Epica - Scott Wiebe" width="420" height="305" /><p class="wp-caption-text">Scott Wiebe, un cycliste manitobain bien équipé pour le cyclisme hivernal, va participer à la course Actif Epica.</p></div>
<h3>Le 18 février, plus d’une vingtaine de cyclistes participeront à une première course hivernale manitobaine, Actif Epica.</h3>
<p>Jocelyne NICOLAS | journaliste</p>
<p>Le nouvel évènement de cyclisme, Actif Epica (1), ne se déroulera pas pendant une journée douce du printemps manitobain. C’est au milieu du mois de février, le 18, que les participants à la course Actif Epica pendront la route pour Saint-Boniface à partir de Saint-Malo, en bicyclette. En une journée, les cyclistes parcourront plus de 130 kilomètres.</p>
<p>« Depuis les quelques dernières années, le cyclisme devient de plus en plus aventurier, explique le</p>
<p>co-organisateur d’Actif Epica, Ian Hall. Pourtant, il n’y avait personne qui poussait l’enveloppe du cyclisme extrême au Manitoba, alors on a cru que c’était le bon moment! »</p>
<p>La course est ouverte au public, et au moment d’écrire ces lignes, plus de 20 cyclistes avaient signalé leur intention d’y participer. Même si c’est une compétition, Ian Hall souligne que pour la majorité des participants, la course n’est qu’une chance de vivre une expérience unique. « Pour la plupart, la course n’est qu’une compétition avec soi-même, avoue-t-il. C’est plus un marathon et un défi physique et mental qu’une course de vitesse. »</p>
<p>La course nécessite quelques items spéciaux, mais Ian Hall explique que la majorité du trajet se fera sur de la neige compacte, sur laquelle il est plus facile de naviguer. « Certains de nos cyclistes ont des pneus larges pour la neige poudreuse, mais un vélo tout-terrain fera l’affaire pour cette course, estime-t-il. Les participants doivent avoir un sifflet, un manteau extra chaud et un pantalon coupe-vent, au cas où il y aurait un changement soudain de temps ou une difficulté technique. Nous avons une équipe qui suivra les cyclistes en auto avec tous les outils nécessaires pour une course réussie et saine. »</p>
<p>L’agente de développement économique pour la Municipalité rurale de De Salaberry, Lesley Gaudry, est contente d’aider à la promotion de l’évènement. « Il n’y a que quatre concours comme ceci dans le monde, s’exclame-t-elle. Minneapolis, Delaware, la Sibérie et l’Alaska ont des courses hivernales, et maintenant le Crow Wing Trail de notre Municipalité se trouve dans ce club exclusif! »</p>
<p>La course débutera au Festival des Amis à Saint-Malo et la ligne d’arrivée sera au Festival du Voyageur à Saint-Boniface. « Les festivals sont d’excellents partenaires, se réjouit Ian Hall. Nous avons aussi des activités associées aux différents postes de contrôle, qui seront organisés en fonction de nos principes écologiques. »</p>
<p>Pour les organisateurs de la course, Actif Epica sera certainement un défi, mais les objectifs sont plus larges qu’un marathon hivernal. « Nous essayons de souligner l’importance du pouvoir humain, continue Ian Hall. Nous pouvons nous déplacer sans nuire à notre environnement, tout en célébrant notre résilience humaine. »</p>
<p>(1) Pour en savoir davantage, visitez le site www.actifepi.ca.</p>
 
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		<title>TiBert joue l’Histoire</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 23:23:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culturel]]></category>
		<category><![CDATA[contes]]></category>
		<category><![CDATA[Festival du Voyageur]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Musicien, conteur, chansonnier et historien, Robert Malo offre ses multiples talents sous le nom de TiBert le voyageur aux winnipégois francophones comme anglophones. Robert Malo est à l’origine d’une entreprise pédago­gique tout à fait originale pour tous les Winnipégois. Musicien, conteur, chansonnier et historien, Robert Malo a plus d’un talent dans son sac pour offrir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9014" class="wp-caption aligncenter" style="width: 325px"><img class="size-full wp-image-9014" title="Interprétation" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2012/02/Malo-Robert-6.jpg" alt="Robert Malo" width="315" height="420" /><p class="wp-caption-text">Robert Malo alias TiBert le voyageur se rend dans les classes des élèves winnipégois pour conter d’une façon divertissante et ludique l’histoire du Manitoba.</p></div>
<h3>Musicien, conteur, chansonnier et historien, Robert Malo offre ses multiples talents sous le nom de TiBert le voyageur aux winnipégois francophones comme anglophones.</h3>
<p>Robert Malo est à l’origine d’une entreprise pédago­gique tout à fait originale pour tous les Winnipégois. Musicien, conteur, chansonnier et historien, Robert Malo a plus d’un talent dans son sac pour offrir au public des séances à la fois instructives et divertissantes sur l’histoire du Manitoba.</p>
<p>« Même si je touche plus les écoles, j’offre mes services à tous ceux qui le demandent, explique Robert Malo. Je me présente devant des classes d’élèves de tous âges habillé en voyageur, sous le nom de TiBert le voyageur, et je présente certains pans de l’histoire manitobaine avec un accent sur la culture francophone. »</p>
<h3>Éduquer et divertir</h3>
<p>Robert Malo explique entre autres ainsi ce qu’est un voyageur, la traite de fourrure, l’histoire de la ceinture fléchée, les chasseurs amérindiens ou encore le portage.</p>
<p>Robert Malo part donc de son personnage fictif et de ces grandes thématiques historiques pour aussi conter de vieilles légendes manitobaines, raconter des histoires, chanter de vieilles chansons et même jouer de la guimbarde à son public pour rendre la séance la plus ludique et divertissante possible. « J’interagis aussi beaucoup avec mon public, je le fais participer en posant des questions par exemple pour le concerner le plus possible », explique Robert Malo.</p>
<p>Toutefois, Robert Malo se base toujours sur des faits historiques vérifiés en partant des programmes scolaires des enfants. Il illustre ainsi et fait vivre ce qu’ils apprennent à l’école tout en les divertissant.</p>
<p>« Les écoles anglophones et d’immersion sont pour l’instant très demandeuses de mes services, souligne Robert Malo. Aller dans ces écoles est une manière d’ouvrir la communauté anglophone à d’autres cultures comme la culture franco-manitobaine, dès le plus jeune âge », explique Robert Malo.</p>
<p>Guide au musée du Manitoba, Robert Malo travaille donc avec sa passion pour l’histoire au quotidien et s’est fixé comme objectif de vie d’éduquer les générations futures et même encore plus que ça.</p>
<p>« Mon but ultime est d’être capable avec cette entreprise d’adoucir et de réunir les diffé­rentes cultures et les différentes communautés fondatrices du Manitoba, explique-t-il. Je veux montrer par l’histoire et mon personnage la paix et les bonnes ententes entre autochtones, francophones et anglophones afin de réunir dans un tout nos différentes communautés cultu­relles et en faire une force commune. »</p>
<h3>L’art de conter</h3>
<p>« Ma conviction est que les enfants, comme les adultes aiment apprendre par les histoires, avec une touche de fiction et de divertissement, ajoute Robert Malo. Je veux aussi stimuler l’imagination des gens.</p>
<p>« Je veux créer des images dans leurs têtes et il n’y a pas plus grand bonheur pour moi que de voir des personnes dans mon public, boire mes paroles et vivre mon histoire au rythme auquel je la raconte, conclut-il. La magie du conte est d’arrêter le temps et c’est mon but ultime lorsque j’interviens sous le nom de TiBert le voyageur. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>William SINEUX | journaliste | <a href="mailto:presse3@la-liberte.mb.ca">presse3@la-liberte.mb.ca</a></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8905" title="separateur" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2010/01/separateur.png" alt="" width="640" height="20" /></p>
<p>&nbsp;</p>
 
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		<title>Le prix du bœuf à la hausse</title>
		<link>http://la-liberte.mb.ca/economie/le-prix-du-boeuf-a-la-hausse-le-prix-du-boeuf-a-la-hausse</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 23:08:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevage]]></category>

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		<description><![CDATA[Huit ans après la crise de la vache folle, les éleveurs manitobains se réjouissent d’un marché bovin en santé. Les consommateurs pourraient cependant payer plus cher pour leur livre de hamburger. Le prix du bœuf est à la hausse au Manitoba, en grande partie en raison de la décision de la Corée du Sud, prise le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9006" class="wp-caption alignleft" style="width: 430px"><br />
<img class="size-full wp-image-9006" title="Élevage" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2012/02/Vache-04.jpg" alt="La Liberté | Économie" width="420" height="315" /><p class="wp-caption-text">Le Manitoba compte quelque 558 000 vaches qui, grâce à la réouverture des grands marchés asiatiques et américain, valent autant qu’en 2003.</p></div>
<h3>Huit ans après la crise de la vache folle, les éleveurs manitobains se réjouissent d’un marché bovin en santé. Les consommateurs pourraient cependant payer plus cher pour leur livre de hamburger.</h3>
<p>Le prix du bœuf est à la hausse au Manitoba, en grande partie en raison de la décision de la Corée du Sud, prise le 20 janvier, de rouvrir son marché aux bovins canadiens âgés de 30 mois ou moins.</p>
<p>« La Corée du Sud est un marché important pour nos éleveurs, indique le ministre d’Agriculture, Alimentation et initiatives rurales du Manitoba, Ron Kostyshyn. D’ici 2015, il pourrait générer environ 30 millions $ pour le Canada. De plus, cette ouverture de la part de la Corée du Sud pourrait faciliter la conclusion de nouvelles ententes de libre échange, notamment dans le secteur du porc. La situation est fort encourageante. »</p>
<p>Même son de cloche chez le directeur général de l’Association des producteurs de bœuf du Manitoba (APBM), Cam Dahl. « C’est une victoire, déclare-t-il. L’embargo de la Corée du Sud a duré huit ans. Ce pays était le dernier du marché asiatique à nous garder ses portes fermées après la crise de la vache folle de 2003. Nous avons franchi une étape importante dans notre récupération. »</p>
<p>Éleveur à Saint-Malo, René Catellier se réjouit de la nouvelle, tout en y ajoutant plusieurs bémols. « Le bœuf se vend à 1,75 $ et même 2 $ la livre, indique-t-il. C’est du jamais vu depuis 2003. Un veau de 600 livres rapporte environ 1 000 $, ce qui est excellent. Je suis convaincu que plusieurs éleveurs voudront, d’ici un an ou deux, augmenter leurs troupeaux. Surtout si le marché peut se stabiliser davantage. Notre industrie dépend tellement de l’exportation qu’elle est encore bien vulnérable. J’ai bon espoir que pour les éleveurs en général, la hausse des prix sera de bon augure.</p>
<p>« Par contre, pour plusieurs d’entre nous, c’est trop tard, poursuit-il. Nous avons perdu beaucoup de capitaux. La crise de la vache folle a provoqué une chute des prix de 50 %, et nous avons été durement frappés. De nombreux éleveurs ont fait faillite. D’autres, comme moi, ont liquidé 80 % de leurs troupeaux. Ça fait huit ans que j’opère avec des pertes, alors je suis allé chercher de l’emploi ailleurs. Il me reste 150 bovins, et je ne compte pas augmenter mon troupeau. Je ne suis plus intéressé, et mes garçons non plus. Il n’y a d’ailleurs pas une relève dans la région. »</p>
<p>L’éleveur de bétail biologique de Saint-Jean-Baptiste, Guy Barnabé, partage cet avis. « Tout compte fait, la hausse des prix est une nouvelle encourageante, déclare-t-il. Je vends mon bœuf localement, alors qu’il est plus âgé, alors la levée de l’embargo coréen ne me touchera pas directement. Mais la hausse des prix m’affectera positivement. N’empêche que ça fait sept ans que nous sommes en difficulté. »</p>
<p>En outre, les inondations printanières de 2011 ont également eu un impact négatif sur l’industrie bovine manitobaine, surtout dans la région d’Entre-les-Lacs. L’APBM estime qu’il ne resterait qu’environ 9 000 producteurs dans la province. Une statistique qui n’enlève rien au fait que le Manitoba, qui compte quelque 558 000 vaches, possède le troisième plus grand troupeau de bœufs du Canada. Des 4,2 milliards $ de rentrées de fonds des fermes manitobaines, 363 millions $ proviennent de l’industrie bovine, soit 9 %.</p>
<p>« Étant moi-même éleveur, je connais bien l’impact de la crise de 2003, mentionne Ron Kostyshyn. Avant 2003, le marché coréen était le quatrième plus important pour les éleveurs du Canada. Avec le retour de ce marché, nos éleveurs ont une autre option. »</p>
<p>Les consommateurs en auront moins, par contre. « Les consommateurs ne sentiront pas le coup jusqu’à l’été, saison où, traditionnellement, les prix augmentent un peu, explique le boucher et propriétaire du Dutch Meat Market à Saint-Boniface, Marcel Joanisse. Or, si la demande du bœuf canadien continue d’augmenter, aux États-Unis, en Corée et ailleurs en Asie, le prix montera en flèche. Les éleveurs ne pourront pas répondre à la demande. Une augmentation de 5 cents la livre, c’est une chose que pourront tolérer les Manitobains. Mais des augmentations de 10, de 15 ou de 20 cents seraient bien plus difficiles à avaler. D’ici la fin de l’année, le bœuf pourrait coûter très cher. »</p>
<p>Daniel BAHUAUD | journaliste | <a href="mailto:presse3@la-liberte.mb.ca">presse5@la-liberte.mb.ca</a></p>
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		<title>Une chaire pour la cardiologie</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 22:57:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communautaire]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>

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		<description><![CDATA[La famille Wyrzykowski a fait un don d’un million $ à la Fondation de l’Hôpital de Saint-Boniface, pour la création du Fonds de dotation Famille Evelyn Wyrzykowski pour  la chaire de recherche en cardiologie. &#160; «Nous sommes heureux d’annoncer la création d’une chaire de recherche en science cardiologique, en partenariat avec l’Université du Manitoba, mentionne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9003" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><img class="size-medium wp-image-9003" title="Santé" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2012/02/Tétreault-MichelWyrzykowski-Condra-01--225x300.jpg" alt="La Liberté | Communautaire" width="225" height="300" /><p class="wp-caption-text">Dr Michel Tétreault a remis une plaque à Conrad Wyrzykowski afin de souligner son important apport dans la réalisation du Fonds de dotation Evelyn Wyrzykowski pour la chaire de recherche en cardiologie.</p></div>
<h3>La famille Wyrzykowski a fait un don d’un million $ à la Fondation de l’Hôpital de Saint-Boniface, pour la création du Fonds de dotation Famille Evelyn Wyrzykowski pour  la chaire de recherche en cardiologie.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>«Nous sommes heureux d’annoncer la création d’une chaire de recherche en science cardiologique, en partenariat avec l’Université du Manitoba, mentionne le président – directeur général de l’Hôpital de Saint-Boniface, Dr Michel Tétreault. Cela va nous aider encore plus à attirer les meilleurs médecins et chercheurs, pour faire avancer la recherche et les soins à l’Hôpital de Saint-Boniface.<br />
Nous remercions la famille Wyrzykowski pour leur don d’un million $. »</p>
<p>La création de cette chaire nécessite un investissement de</p>
<p>3 millions $, partagé également entre l’Hôpital de Saint-Boniface et l’Université du Manitoba. « À la Fondation, nous sommes allés chercher 1,5 million $, explique le président – directeur général de la Fondation de l’Hôpital de Saint-Boniface, Charles LaFlèche. Ce qui est intéressant, c’est que les intérêts qui seront générés par le Fonds de dotation Famille Evelyn Wyrzykowski pour la chaire de recherche en cardiologie permettront de retenir notre personnel qualifié, qui ont souvent des offres de l’extérieur. » De plus, le département de médecine interne de l’Université du Manitoba s’est engagé à y investir 1 million $.</p>
<p>La famille Wyrzykowski soutient depuis plus de 20 ans la Fondation de l’Hôpital Saint-Boniface. « Je suis convaincu que l’Hôpital de Saint-Boniface est le meilleur au Canada. J’ai fait plusieurs dons importants à des œuvres, mais je suis particulièrement heureux d’aider l’hôpital avec un don de cette ampleur, déclare Conrad Wyrzykowski. La recherche et l’éducation sont primordiales à mes yeux. » Notons que la famille Wyrzykowski a déjà contribué à la création du Fonds Conrad et Evelyn Wyrzykowski, à la bourse d’études Wyrzykowski et à la construction d’une salle de consultation au Centre de soins cardiaques Bergen de l’Hôpital Saint-Boniface.</p>
<p>« La création du Fonds de dotation Famille Evelyn Wyrzykowski pour la chaire de recherche en cardiologie permettra de rendre hommage à la regrettée épouse de Conrad Wyrzykowski et constitue un témoignage durable desss ce qui comptait à ses yeux », conclut Charles LaFlèche.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Matthieu TREMBLAY | journaliste | <a href="mailto:redaction@la-liberte.mb.ca">redaction@la-liberte.mb.ca</a></p>
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		<title>Larry, incontournable au Manitoba</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 22:32:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actuel]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’ancien homme politique et sportif de Saint-Boniface, Laurent Desjardins, est décédé le 8 février 2012. Son passage a changé la face du Manitoba de multiples façons. &#160; « À long terme, il sera impossible de faire l’histoire du Manitoba français, ou même du Manitoba, sans parler de Laurent Desjardins », estime l’auteur de Laurent Desjardins, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8997" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-8997" title="Société" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2012/02/Desjardins-Laurent-300x235.jpg" alt="Laurent Desjardins | La Liberté - Actualités" width="300" height="235" /><p class="wp-caption-text">Laurent Desjardins (au centre) en 1968, aux côtés de Pierre-Elliott Trudeau (à droite), alors candidat à la chefferie du Parti libéral du Canada.(photo : Gracieuseté Bernard Bocquel)</p></div>
<h3>L’ancien homme politique et sportif de Saint-Boniface, Laurent Desjardins, est décédé le 8 février 2012. Son passage a changé la face du Manitoba de multiples façons.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>« À long terme, il sera impossible de faire l’histoire du Manitoba français, ou même du Manitoba, sans parler de Laurent Desjardins », estime l’auteur de <em><strong>Laurent Desjardins, un sportif en politique</strong></em> paru en 2008, Bernard Bocquel.</p>
<p>En effet, l’homme de Saint-Boniface, né le 15 mars 1923 et décédé le 8 février 2012, a marqué la vie politique, linguistique, culturelle ou encore sportive du Manitoba. Il a commencé sa carrière politique au niveau municipal en 1951, puis au niveau provincial de 1959 à 1988.</p>
<h3>L’homme politique</h3>
<p>Pour Bernard Bocquel, « ce qui a assuré la popularité de Laurent Desjardins à Saint-Boniface, c’est qu’il était le candidat parfait. Il était fils d’un entrepreneur de pompes funèbres donc tout le monde le connaissait, il était une gloire en baseball et il gérait le club école de hockey des Canadiens de Montréal à Saint-Boniface. Il s’est fait courtiser par tous les partis, mais il était de penchant libéral comme la majorité des Canadiens-Français ».</p>
<p>D’abord député libéral, Laurent Desjardins se rallie toutefois au Nouveau Parti démocratique (NPD) d’Ed Schreyer en 1969 pour lui assurer la majorité, d’abord comme libéral-socialiste, puis officiellement en 1971. Ce retournement politique lui vaut la seule élection difficile de sa carrière, en 1973, Saint-Boniface étant resté de tradition libérale.</p>
<p>« En 1973, les Libéraux de Saint-Boniface lui en veulent et il perd l’élection d’un vote contre le Libéral Paul Marion, raconte Bernard Bocquel. Mais les élections sont annulées pour irrégularités et il regagne ensuite, en 1974.</p>
<p>« Laurent Desjardins a eu un bon instinct politique, estime-t-il toutefois. Il voyait que le chef que les Libéraux s’étaient donné, Bobby Bend, n’était pas un homme ouvert au français. Or il a toujours dit qu’un parti, c’était juste un moyen, pas une fin. Il a donc changé de parti car la question francophone était importante pour lui ».</p>
<h3>Le francophone</h3>
<p>C’est en effet en grande partie grâce à Laurent Desjardins que l’éducation en français, l’un de ses chevaux de bataille, est aujourd’hui aussi développée au Manitoba.</p>
<p>« C’est grâce à lui que la loi 113 a été adoptée en 1970, souligne le politologue Raymond Hébert. Elle rétablissait pleinement le droit d’avoir des écoles françaises au Manitoba. Le français redevenait une langue d’enseignement à part entière. C’était sa condition pour appuyer le gouvernement Schreyer. »</p>
<p>Il ajoute avoir trouvé « une lettre de Desjardins dans les archives de l’Université de Saint-Boniface (USB), datant du début des années 1970, qui demandait à l’établissement de soumettre une demande d’Institut pédagogique pour former des professeurs en français. L’Institut pédagogique, aujourd’hui Faculté d’éducation, a ouvert en 1974 ».</p>
<p>Laurent Desjardins a aussi créé le Bureau de l’éducation française (BEF), en 1974. « Grâce à un lobby qui le poussait dans le dos, il ne s’est pas contenté de la loi 113. Il a mis en place les outils pour que l’éducation en français au Manitoba soit réelle et qu’elle puisse durer », se réjouit Raymond Hébert.</p>
<p>Le député a aussi laissé sa marque dans la communauté franco-manitobaine en créant le Centre culturel franco-manitobain en 1970. « Le Manitoba recevait de l’argent du gouvernement fédéral dans le cadre de son centenaire, explique Bernard Bocquel. Laurent Desjardins a agi pour qu’une partie de cet argent aille aux francophones, et comme un projet de centre culturel était dans l’air, il s’est dit que c’était l’occasion. »</p>
<p>Par ailleurs, Laurent Desjardins a fait progresser le bilinguisme au niveau national. « Ed Schreyer lui avait créé sur mesure un poste de secrétaire des relations fédérales-provinciales donc il a commencé à faire des contacts, raconte l’écrivain. À l’époque, le Manitoba était la seule province ouverte aux idées de bilinguisme de Pierre-Elliott Trudeau, avant même le Nouveau-Brunswick. »</p>
<p>Laurent Desjardins a aussi laissé sa marque en créant le système d’assurance publique Autopac, un ministère des Sports à la Province, ou encore en mettant de l’ordre dans la Corporation des loteries du Manitoba, qui rapporte aujourd’hui à la Province des centaines de millions $ de revenus.</p>
<h3>L’homme des coulisses</h3>
<p>Mais qui était cet acteur central des changements majeurs du Manitoba dans les années 1970-1980? « Le côté moral de Laurent Desjardins m’a toujours frappé, confie Bernard Bocquel, qui l’a rencontré en personne pour écrire son livre. Il avait une exigence naturelle d’honnêteté. Il fallait toujours qu’il soit pleinement lui-même, fidèle à ses idées, et il avait un instinct politique et un sens de la répartie très développés. Un homme aussi intègre que lui en politique, ça ne se voit presque plus aujourd’hui. »</p>
<p>Par ailleurs, tel un sportif, il avait une soif des défis. « Laurent Desjardins n’était jamais plus content que quand il avait un défi à relever, assure Bernard Bocquel. C’est là qu’il se sentait le plus en vie et il a toujours été à la hauteur du destin. »</p>
<p>Raymond Hébert déplore cependant que « Laurent Desjardins restait prudent en politique et il aurait pu faire davantage pour les services en français en dehors de l’éducation. Il a été chanceux d’être bien entouré par des gens qui l’ont poussé ».</p>
<p>Élu en 1981, le député provincial néo-démocrate de Radisson, Gérard Lécuyer, a côtoyé Laurent Desjardins au quotidien. « J’ai travaillé de près avec lui à la Chambre parce que j’étais président du caucus en 1981 et 1982, mais aussi avant mon élection car j’étais impliqué dans le NPD à Saint-Boniface et au BEF, se souvient-il.</p>
<p>« On jasait souvent, poursuit-il, surtout sur les dossiers des services en français car il était au cabinet et pas moi. Mais il était assez secret et il gardait ses dossiers très proches de sa veste. Il était en général jovial et aimait faire des blagues, mais quand ça touchait à ses dossiers, il fallait faire attention et ne pas discuter plus que nécessaire. »</p>
<p>Malgré une crise sur la question de l’avortement dans les années 1980, Laurent Desjardins étant pro-vie alors que le reste du NPD est pro-choix, ce sont finalement des raisons de santé qui poussent le député provincial de Saint-Boniface à quitter la politique en 1988. Il est en surpoids et son cœur est faible. Il reste toutefois actif dans le domaine de la santé, siégeant sur de nombreux conseils d’administration.</p>
<p>« Si Laurent Desjardins n’avait pas été là, Ed Schreyer n’aurait pas eu la majorité absolue, conclut Raymond Hébert. L’éducation en français aurait donc été retardée de plusieurs années, voire indéfiniment. C’est son plus grand legs à la communauté franco-manitobaine qu’il a si longtemps servie. »</p>
<p>Camille SÉGUY | journaliste | <a href="mailto:presse2@la-liberte.mb.ca">presse2@la-liberte.mb.ca</a></p>
 
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		<title>Sourires au Festival</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 22:07:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Liberté</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cahier spécial]]></category>
		<category><![CDATA[Festival du Voyageur]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-8994 aligncenter" title="Pictures" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2012/02/Pictures1.jpg" alt="" width="420" height="315" /></p>
<p>Les sourires de Manon Ottenbreit, bénévole au Festival du Voyageur, et de Daniel DeGagné, organisateur de la soirée du Petit Canada, en disent long sur l’énergie débordante qui enrobe le 43e Festival du Voyageur. Du 17 au 26 février, les amateurs de musique, de caribou, de tire d’érable, de sculptures de neige, de tourtières, de contes et de partys pourront fouler le Parc du Voyageur et vivre un Festival une fois de plus inoubliable. Découvrez tous les détails d’un Festival riche en nouveautés dans notre cahier spécial.</p>
<h3>Lire le supplément de La Liberté : Festival du Voyageur.</h3>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-9000" title="spécial FV 2012" src="http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2012/02/Capture-d’écran-2012-02-13-à-15.24.161-197x300.png" alt="" width="197" height="300" /></p>
 
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 01:19:54 +0000</pubDate>
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		<title>En ce moment sur La Liberté MIC</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 01:12:10 +0000</pubDate>
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