La soirée électorale 2011

Chez les Néo-démocrates

Ce mardi 4 octobre a vu l’élection du Parti Néo-démocratique pour son quatrième mandat consécutif. Des centaines de Néo-démocrates célébraient déjà la victoire de leur parti à peine 30 minutes après la fermeture des bureaux de scrutins. Entouré de caméras, journalistes, membres de syndicats et de sa famille, Greg Selinger a affirmé qu’il sera de retour au travail dès le lendemain, le 5 octobre, pour continuer le travail de son gouvernement.


Selinger dans l’histoire

La 40e élection générale du Manitoba redonne le pouvoir au parti politique sortant, le Nouveau Parti démocratique, pour la quatrième fois consécutive. Face à cette victoire, le chef de l’Opposition conservatrice démissionne. Lisez l’article complet

 

Chez les Libéraux

À l’heure des premières estimations, l’atmosphère était électrique au Centre communautaire de River Heights, où les membres du Parti libéral attendaient leur leader Jon Gerrard. La crainte de ne voir aucun Libéraux, pas même Jon Gerrard remporter de siège à l’assemblée législative régnait dans la salle. Mais les résultats définitifs ont très vite détendu l’atmosphère. C’est un Jon Gerrard souriant qui a alors fait son apparition à la tribune, aux côtés de ses proches. Selon le chef du Parti libéral, l’heure est à la satisfaction. « Nous sommes ici, ce soir, pour avant tout célébrer notre grande victoire à Rivers Heights. »
Toutefois, même si les félicitations et les sourires étaient de mises, quelques sentiments plus mitigés ont fait place. « Malheureusement nous n’avons pas eu d’autres sièges libéraux, alors il va falloir revoir la base du parti et rebâtir. Mais avec moins de 10 % des votes, ça va être difficile », regrette la candidate à la présidence du Parti libéral du Canada,  Sheila Copps.


Chez les Progressistes-conservateurs

Dès l’annonce des premiers retours de scrutin, l’ambiance au quartier général du Parti progressiste-conservateur (PC) s’est assombrie. Très tôt dans la soirée, il était évident que les résultats attendus et voulus par les partisans de Hugh McFadyen n’allaient pas se réaliser.
« La lutte est serrée dans bien des circonscriptions, alors il y a encore du temps pour que la situation se renverse, a déclaré, en début de soirée, le directeur des communications du Parti, Greg Burch. Je suis toujours optimiste. »
Or, plus les résultats se faisaient connaître, plus le ton de la salle est devenu grave. Lorsqu’on annonçait l’élection d’un candidat PC, les applaudissements semblaient peu enthousiastes, étant donné la victoire éclatante des Néo-démocrates de Greg Selinger.
« Les gens sont manifestement déçus, a observé un membre de l’assistance, Bryan Couch. Tout le monde chuchote, en s’interrogeant sur la cause d’un si piètre résultat, malgré un taux du vote populaire élevé. C’est une grande défaite, d’autant plus qu’elle était inattendue. »