Un monument pour Georges Forest

Le Comité du monument Georges Forest souhaite ériger un monument en l’honneur de Georges Forest d’ici 2014.

La Liberté - hebdo franco-manitobain

Marcien Ferland.

Le Comité du monument Georges Forest, parrainé par la Chorale des Intrépides, travaille depuis juin dernier à faire poser un monument à Winnipeg en hommage au défenseur franco-manitobain des droits linguistiques, Georges Forest.

En effet, en contestant jusqu’à la Cour suprême, de 1976 à 1979, une contravention car elle n’était pas bilingue, « Georges Forest a fait une action éclatante dont nous sommes tous bénéficiaires aujourd’hui, affirme le président à défaut du Comité du monument Georges Forest, Marcien Ferland. Il a terminé le travail de Louis Riel.

« Avec Riel, les francophones avaient obtenu des droits mais ils ont été bafoués en 1890, explique-t-il. C’est Georges Forest qui a forcé le gouvernement provincial à les respecter de nouveau. C’est grâce à lui qu’on a aujourd’hui des écoles françaises et des services dans les deux langues. Ça mérite absolument qu’on érige un monument à sa mémoire. »

« Ce Franco-Manitobain métis a fait rétablir l’article 23 de l’Acte du Manitoba de 1870, précise une membre du Comité et auteure de L’article 23 au sujet de l’affaire Georges Forest, Jacqueline Blay. C’était une période très difficile pour les francophones hors Québec, mais il s’est battu jusqu’au bout pour donner le coup d’envoi des droits linguistiques pour les Franco-Manitobains et d’une politique provinciale des services en français. »

Marcien Ferland rappelle par ailleurs que le Franco-Manitobain, qui était alors un assureur bien connu dans la communauté, « a agit par lui-même, en risquant son commerce, sa réputation et sa famille. C’était d’autant plus héroïque. Il faut le souligner ».

« Avec Riel, les francophones avaient obtenu des droits mais ils ont été bafoués en 1890, explique-t-il. C’est Georges Forest qui a forcé le gouvernement provincial à les respecter de nouveau. C’est grâce à lui qu’on a aujourd’hui des écoles françaises et des services dans les deux langues. Ça mérite absolument qu’on érige un monument à sa mémoire. »

Décisions

Pour l’heure, la seule mention de l’œuvre de Georges Forest est une salle portant son nom à la Société franco-manitobaine (SFM). « Près de 25 ans après son décès, ce n’est pas assez grand ni visible par rapport à l’ampleur de son œuvre », estime Jacqueline Blay.

Le Comité du monument Georges Forest considère plusieurs options dont un mur avec une inscription, un buste ou encore une statue en pied.

« On n’a pas encore pris de décision, indique Marcien Ferland. On doit aussi choisir l’artiste qui concevra le monument, un artiste franco-manitobain. C’est en cours, on a déjà fait appel à des soumissions d’idées. Enfin, on réfléchit à un emplacement pour le monument. Il faudra alors communiquer avec les autorités municipales pour obtenir les autorisations. »

Le Comité espère pouvoir annoncer ses décisions à la communauté d’ici la fin de l’été 2012, lors d’une conférence de presse. Par ailleurs, un compte de banque sera ouvert afin de collecter des dons pour financer ce monument en l’honneur de Georges Forest. (1) « Selon ce qu’on choisit de faire, le coût pourrait varier de quelque 50 000 $ à quelque 130 000 $ », révèle Marcien Ferland.

Membre du Comité en tant qu’observateur avec sa mère, Anita Forest, le fils de Georges Forest, Claude Forest, se réjouit pour sa part de cet honneur qui se prépare pour son père.

« L’œuvre de mon père est significative, affirme-t-il. Elle a transformé la vie de tous les jours des Franco-Manitobains, elle a redonné un nouvel espoir et une nouvelle vigueur à la communauté et à l’expression dans notre langue. Et le fait que ce soit quelqu’un proche de nous, ça nous rend fiers, alors si la communauté veut le célébrer, on est d’accord! »

Par ailleurs, le Comité du monument Georges Forest avait été créé une première fois en 1994, mais le projet avait avorté après une ou deux réunions du fait de la perte de son président. Et quand il a décidé, en 2012, de le remettre sur pied, Marcien Ferland a fait appel aux mêmes membres qu’en 1994.

(1) Info.: Marcien Ferland, (204) 236-4445. Dons : Léona Gaudry, (204) 233-5862. Des reçus d’impôts seront disponibles.

Catégorie: Actuel

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