Respect pour Georges Forest

J’ai lu avec grand intérêt les précisions que M. Jean-Marie Taillefer vous a communiquées au sujet de l’histoire récente du français dans les écoles du Manitoba.

Je reconnais pleinement le bien-fondé de ses remarques et je l’en remercie.  (J’ai été, ironiquement, son professeur d’histoire à La Broquerie, il y a un bon nombre d’années.  Voilà que l’élève a largement dépassé le maître – en histoire – et j’en suis fort aise.)

Dans le feu de l’interview accordée à votre journaliste, madame Harper-Séguy, j’aurais donné, spontanément, un surcroît de mérite à Georges Forest.  Quoi qu’il en soit, son intervention aura  servi à faire connaître davantage notre cause.

Puisque M. Taillefer a déclaré, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, son « respect … pour Georges Forest », veuillez s’il vous plaît lui faire savoir que je vais bientôt l’inviter à participer à l’organisation de la collecte de fonds.

A vous la parole

Marcien Ferland | président (à défaut) Comité du monument Georges-Forest
La Salle (Manitoba) | Le 28 juillet 2012

À vous la parole!
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» Georges Beaudry dit: { Déc 7, 2014 - 02:12:23 }

Lettre ouverte à tous ceux qui se souviennent de la crise linguistique.

Mes amis, rappelez-vous du slogan raciste “ No More French” des années 80?

Après que ces graffitis ignobles furent effacés, que les fenêtres cassées furent remplacées et que les cendres du bureau de la SFM furent éparpillées par les quatre vents sur le boulevard Provencher, pensez-vous que la tête du serpent bigot fut guillotinée? Lesquels d’entre vous n’avez pas subi les insultes qui font encore parti, de nos jours, des murmures sourdines du serpent intolérant? Ne trompez-vous pas, le serpent rampe encore bien proche de nous.

Aujourd’hui, pendant que nous témoignons d’une certaine évolution des mœurs canadiennes, il est temps de choisir un endroit pour célébrer un homme de grand importance. Un qui fut pincé par la langue du serpent.

On dit qu’une image vaut milles mots, alors pour celle de Georges Forest, nul autre place est meilleure pour notre héro francophone, patriote Manitobain et sauveur de nos droits linguistiques, qu’à Saint Boniface, au pied du pont Provencher sur l’esplanade Riel avec le Musée des Droits de la Personne en arrière plan. Un des endroits les plus achalandé, le nouveau pont devient de plus en plus photographié comme image iconique de la ville. Imaginez ! Le contour de la ville, le musée, le pont et un homme tenant une contravention! Quel tableau onirique, je dirais même, surréel.

D’abord, qu’il soit bien éclairé la nuit et il faudra absolument qu’il soit sous l’œil d’une caméra. Une surveillance disponible à l’internet afin que le monde entier puisse avoir, non seulement une vue panoramique d’une ville vibrante et moderne, mais témoigner d’une ouverture d’esprit envers les droits de ses minorités! Avec nos technologies modernes, on pourrait même projeter l’image de cette statue sur le mur Est du musée. Ceci pourrait inciter les visiteurs de faire une trouvaille inédite en traversant le pont afin de rendre hommage à cet homme et son sens de justice.

Quoi qu’il en soit, l’esplanade, le parc, ou l’Hôtel de Ville de Saint Boniface, en plus
d’une caméra et l’éclairage, il faudra poser Georges sur un élégant piédestal de plusieurs mètres de hauteur bien ancré au sol, entouré d’une solide clôture artisanale en fer et bien en vue du publique.

Tout cela afin de s’assurer que le fameux billet de contravention, que Georges tient dans sa main, ne s’envole pas dans le vent aux petites heures du matin.

Georges Beaudry
le 7 déc. 2014


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» Dominique Laporte dit: { Déc 10, 2014 - 02:12:14 }

Je partage l’avis de monsieur Beaudry et profite de l’occasion pour saluer l’implication citoyenne du Conseil jeunesse provincial dans ce débat houleux, mais nécessaire. Je n’ai pas connu Georges Forest ni vécu de crise linguistique au Manitoba après mon arrivée à Winnipeg en 1999, mais je sais que le créateur du festival du Voyageur souhaitait un rapprochement culturel entre les communautés francophone et anglophone du Manitoba, malgré sa farouche opposition à l’incorporation de Saint-Boniface dans Winnipeg. Les articles de La Liberté sur les premières éditions du Festival témoignent de sa croyance en un festival conciliateur, ce qu’il est devenu avec le temps, du reste. Voilà une raison de plus d’ériger un monument à la mémoire de Georges Forest sur l’esplanade Riel qui, architecturalement et symboliquement, rappelle dans une certaine mesure le pont reliant Strasbourg à l’Allemagne.


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