À vous la parole

À vous la parole
La Liberté – juin 2014

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Merci Marcien et les Intrépides

Madame la rédactrice,

L’heure était à la réjouissance le 25 mai dernier, au concert symphonique et vocal, sous la direction de Marcien Ferland. Soulignons que depuis plus de 50 ans à la barre de la chorale des Intrépides, il s’est mérité les louanges de l’Ordre du Canada pour avoir fait chanter le Manitoba français aussi longtemps.

J’étais là au tout début des spectacles où des foules se pressaient pour entendre du bon français bercé par des mélodies harmonieuses. On a raison de dire que les Intrépides sont allés toujours plus loin, et toujours plus haut. Au menu du dernier concert de « sa » troupe, Marcien Ferland nous a servi des classiques, tels que Verdi, Gounod, Beethoven, etc. La musique de Beethoven a fait vibrer la salle de longs applaudissements en laissant les auditeurs anxieux d’entendre la dernière partie que l’on pourrait qualifier d’apothéose avec Prélude et Hymne à Georges Forest.

Les pièces choisies ont contribué à faire filer le temps trop vite, selon la dame qui m’accompagnait. Hier soir, Marcien Ferland m’a rappelé Bramwell Tovey, ancienne tête dirigeante de l’Orchestre symphonique de Winnipeg : en bon pédagogue, il nous a offert des bribes de ses connaissances pour nous renseigner sur la pièce à venir.

La tombée du rideau sur le demi-siècle du succès des Intrépides n’était pas teintée de nostalgie, mais plutôt de l’espoir d’un prochain lever de rideau. La chorale demi-centenaire a semé à tout vent. Il est indubitable qu’elle portera des fruits, puisque d’autres passionnés de musique et de chant sauront les cueillir. Oui, il faut que d’autres se lèvent car, sans une grande chorale chez nous, le Manitoba français ne serait plus celui que nous ont légué devanciers et devancières. Une invitation à tous ceux et celles qui chantent, ainsi qu’aux charmants « Petits Intrépides» qui devraient marcher dans le sillage de leurs chers grands.

Merci mille fois aux Intrépides!

Honneur à toi, Marcien!

Puisse « le chant qui a nourri ton âme », comme tu le disais si bien, hier soir, te faire toujours grandir et demeurer le ferment de ta vie.

Annette Saint-Pierre | Winnipeg (Manitoba) | Le 27 mai 2014

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S-205 : Avancer, malgré tout

Madame la rédactrice,

Le 19 mai dernier, la sénatrice conservatrice Nicole Eaton a livré, au Sénat, la réponse tant attendue du gouvernement au sujet du projet de loi S-205, qui vise à moderniser la partie IV de la Loi sur les langues officielles. Le message était sans équivoque : le gouvernement n’appuie pas une telle modernisation, et souhaite à nouveau référer le projet de loi au Comité sénatorial permanent des finances nationales.

C’était la première fois depuis le dépôt de mon premier projet de loi, il y a presque quatre ans, que le gouverne­ment affichait ouvertement ses couleurs. Ayant longtemps demandé des clarifications, j’ai apprécié le discours de la sénatrice Eaton qui, à titre de critique désignée, a fait preuve de professionnalisme, de transparence, et aussi de respect.

Le débat n’est toujours pas clos, mais le chemin s’annonce difficile. Mettons d’abord les faits au clair : l’objectif du projet de loi S-205 n’est pas d’engendrer des coûts. S-205 vise simplement à moderniser les définitions qu’utilise la Loi sur les langues officielles pour calculer la demande des services dans les deux langues officielles. Il propose aussi de prendre en compte la vitalité des communautés dans le calcul de cette demande. Bref, c’est une approche plus flexible et inclusive qui est mise de l’avant, pour remplacer le système actuel, souvent décrié comme étant opaque, archaïque et mal adapté.

Le choix du Comité des finances nationales est donc purement symbolique, et renferme un message clair : les droits linguistiques ne méritent pas, aux yeux du gouvernement, le même niveau de respect que d’autres droits protégés par la constitution.

Ceci n’est pas une attaque à l’encontre du Comité des finances nationales, duquel je suis moi-même membre. On ne chargerait cependant jamais ce comité de l’étude d’autres projets de loi pourtant très coûteux traitant de justice criminelle, d’éduca­tion autochtone ou de santé, car le gouvernement reconnaît que ces enjeux ne peuvent pas être réduits à une simple question de coûts. Il en a décidé autrement pour la modernisation si nécessaire de la Loi sur les langues officielles.

L’enjeu est pourtant majeur : il est question des services de première ligne au public et du droit des Canadiens d’utiliser la langue officielle de leur choix dans leurs interactions avec leur gouvernement. Nous savons que plusieurs de nos ayants droits sont exclus des calculs utilisés par les fonctionnaires. Voilà pourquoi S-205 profite de l’appui unanime des communautés de langue officielle en situation minoritaire et du Commissaire aux langues officielles. Même l’honorable Tony Clement, président du Conseil du Trésor, reconnaît que les modes de calcul actuels sont probléma­tiques. Comment donc expliquer l’attitude du gouvernement, face à un tel consensus? Un simple cas de deux poids, deux mesures.

Peu importe le comité qui sera chargé de l’étude de ce projet de loi, les vrais enjeux ne seront pas ignorés. Des juristes et des organismes porte-parole viendront expliquer les faiblesses de la Partie IV de la Loi, et l’importance de cette mise à jour. Le gouvernement ayant toujours refusé de communiquer des informations détaillées au sujet des coûts du processus actuel, je prévois aussi profiter de l’étude en Comité pour librement questionner les experts et les hauts-fonctionnaires, sans avoir à procéder comme on nous y a si bien habitués par la voie de la Loi sur l’accès à l’information.

Rien n’obligeait le gouvernement de compliquer l’étude de S-205. Il aurait pu démontrer une sensibilité aux réalités linguistiques du Canada en le référant, dès le début, au comité des langues officielles ou celui des affaires juridiques et constitutionnelles.

Une autre belle occasion ratée, faut-il constater.

Maria Chaput | Sénatrice | Le 28 mai 2014

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Pour mieux se connaître

Lettre adressée à Madame la Ministre Shelly Glover.

Le Conseil jeunesse provincial (CJP), l’organisme porte-parole de la jeunesse d’expression française du Manitoba, contribue à développer chez les jeunes de 14 à 25 ans la capacité et la volonté de participer activement à sa francophonie.

L’automne dernier, lors de l’Assemblée générale annuelle de la Société franco-manitobaine (SFM), une proposition visant à élaborer des états généraux de la communauté a été adoptée par la communauté franco-manitobaine. Comprenant l’envergure et l’importance de la proposition des états généraux de la communauté, la jeunesse a exprimé son plein appui de celle-ci, même que par la suite nous avons mis en place un comité de travail. Le mandat du comité de travail est de voir à la mise sur pied des états généraux de la jeunesse, un geste par les jeunes pour la communauté. La jeunesse s’est donc prononcée en se donnant le mandat d’inspirer des réflexions au sein de la communauté, ensemble nous permettant de mieux connaître les besoins pour pouvoir définir nos priorités. Conséquemment, nous continuons à connaître des succès, des progrès, et le travail continue toujours aujourd’hui.

Sachez qu’il est essentiel que les états généraux de la jeunesse du CJP inspirent le dialogue, un mouvement social de partage, pour ensuite alimenter les états généraux de la communauté, un projet de société mandaté par la communauté franco-manitobaine à la SFM.

Nous soulignons que ce processus requiert avant tout une ouverture d’esprit pour favoriser un  dialogue, un partage positif et authentique, pour éviter d’entrer dans des réflexions croisées qui agissent à contrecourant de l’esprit collectif; c’est-à-dire, le ressenti, à quoi nous nous efforçons tous, le bien-être et l’avancement de la communauté franco-manitobaine.

En tant que députée de Saint-Boniface, le cœur de notre francophonie manitobaine, et à titre de la ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, agissant au nom de la jeunesse d’expression française du Manitoba, nous sollicitons aimablement votre intérêt et votre appui aux états généraux de la jeunesse.  La jeunesse veut dialoguer, partager, oser, et ce en concert avec sa communauté. Nous aimerions donc profiter d’une rencontre avec vous, avec l’esprit ouvert, pour concevoir un moyen de travailler et collaborer ensemble. Nous sommes fermement convaincus qu’un potentiel de coopération s’offre à nous. Nous éprouvons le désir de partager avec vous.

Constatant que votre ministère veut améliorer l’efficacité de l’appui financier, recentrer ses priorités, et investir là où se produiraient davantage des résultats concrets – par l’entremise de la nouvelle logique d’investissement proposée dans le cadre de la Feuille de route pour les langues officielles du Canada 2013-2018 –, nous reconnaissons bienveillamment que le programme de Patrimoine canadien priorise trois secteurs clés : la jeunesse, les arts-culture-patrimoine, et les médias-communications. Évidemment, en priorisant la jeunesse, le programme de Patrimoine canadien assure la pérennité et la vitalité de celle-ci. Nous sommes reconnaissants de cet engagement, accentuant en même temps qu’une pérennité assurée doit postuler une capacité et une volonté de la jeunesse. Pour qu’un investissement jeunesse réussisse (par le biais du programme de Patrimoine canadien), ce dernier doit nécessairement se faire en collaboration avec des jeunes, pour mieux comprendre ce qui a le potentiel de connaître des succès – ergo, l’idée du par et pour les jeunes.

Nous remarquons que la communauté franco-manitobaine d’aujourd’hui, à la lumière des développements des états généraux de la communauté et de la jeunesse, mène une réflexion exceptionnelle sur sa réalité. D’ailleurs, le programme de Patrimoine canadien précise un appui des initiatives de démarchage, selon la réalité locale des communautés. Sachez tout d’abord que nos progrès dans le cadre des états généraux de la jeunesse du CJP articulent la réalité de la jeunesse d’expression française du Manitoba, une initiative de démarchage active en soi.

Nous tenons ici à préciser que nos états généraux de la jeunesse renforceront, rendront encore plus concrets, les enjeux auxquels nous faisons face, répondant et contribuant, nous le croyons décidément, à la vitalité linguistique et culturelle pour l’ensemble de notre communauté franco-manitobaine. Noir sur blanc, nous constatons que vous cherchez, par la médiation de la nouvelle logique d’investissement du programme de Patrimoine canadien, une justesse quant à la qualité des investissements qu’effectue votre ministère, et par conséquent le gouvernement du Canada. Le CJP reconnaît donc que le processus, le projet de société, des états généraux de la jeunesse (et de la communauté) franco-manitobaine démontre et exprime bien notre réalité allant de l’avant, mobilisant effectivement une jeunesse mieux outillée, ici et maintenant.

Alors que nous continuons à éprouver un suspens de partage avec vous – il est difficile de se défaire de la réalité –, question d’un rapport de dialogue moins sensible et comprenant que nous l’aimerions, sachez que nos efforts continueront, et seront positifs, aspirant à la collaboration. Depuis mon début de mandat à la présidence en septembre 2013, le CJP a agi attentivement auprès de vous en tant que députée de Saint-Boniface et ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, espérant entamer un dialogue, vous présenter brièvement le CJP, sa vision et sa mission, et apprendre de vos grandes orientations (du ministère) pour les prochaines années. Aujourd’hui encore, il est important pour nous de bien comprendre comment nous pouvons travailler ensemble, et de voir quels points en commun nous avons, afin de vous appuyer, comme de juste, dans vos fonctions.

Au nom de la jeunesse d’expression française du Manitoba, un potentiel de partage et de dialogue s’offre. Nous vous invitons – je vous invite – à mieux nous connaître. Nous nous efforcerons pareillement de mieux vous comprendre, vous connaître. Nous osons le faire pour le bien. Peut-être, je suggère, commencer avec un petit café au Café postal sur le boulevard Provencher?

Dans l’attente d’une réponse favorable, je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos respectueuses salutations.

Justin Johnson| Président | Conseil jeunesse provincial | Saint-Boniface (Manitoba) | Le 28 mai 2014

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ICI Radio-Montréal

Madame la rédactrice,

Étant originaire du Saguenay, je vis en Acadie du Nouveau-Brunswick depuis une quinzaine d’années, plus précisément dans la grande région de Moncton. J’ai aussi demeuré en Alberta, en Ontario, à l’Île-du-Prince-Édouard et au Manitoba durant de courtes périodes. J’ai donc une solide expérience de la francophonie canadienne. Je peux témoigner qu’elle existe bel et bien; qu’en certains endroits, elle est pâlotte et essoufflée, et qu’en certains autres endroits, elle est dynamique et sûre d’elle.

À entendre et regarder le diffuseur public Radio-Canada (national) – censé donner une image de la francophonie canadienne – j’ai par contre l’impression que tout comme des centaines de milliers de Canadiens français, je n’existe pas. Durant les tristes évènements du 4 et 5 juin, à Moncton, où un jeune tireur fou a abattu trois policiers de la Gendarmerie royale du Canada, j’ai senti que mon sort de Canadienne importait peu aux affectateurs, rédacteurs en chef, chefs d’antenne et directeurs de l’information de la Grande Tour. Terrée dans ma maison avec mes deux enfants terrorisés par ce qui se passait à l’extérieur, j’ai dû me tourner à maintes reprises vers le diffuseur public anglais, CBC, pour bien comprendre ce qui arrivait et écouter les témoignages de mes concitoyens qui vivaient une angoisse épouvantable, tout comme moi.

J’ai été journaliste pour la radio de Radio-Canada Acadie pendant cinq ans, des années extraordinaires où j’ai vu des collègues empressés de fournir une information de qualité aux auditeurs de l’Acadie. Cette information de qualité était malheureusement majoritairement balayée du revers de la main aux bulletins nationaux de fin de soirée. Lorsque l’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, Louis-J. Robichaud, est décédé en 2005, j’ai été la journaliste radio affectée pour réaliser un reportage sur cette immense perte pour les gens d’ici. Je me rappelle très bien que le reportage télé de mon collègue Daniel Caron a été diffusé en dernier au bulletin national. Pour les gens qui ne le savent pas,

Louis-J. Robichaud, c’est l’équivalent en Acadie de Jean Lesage ou René Lévesque au Québec. Lorsque Jean Lesage et René Lévesque sont décédés, les bulletins nationaux leur ont été presque entièrement consacrés.

Et jeudi, en écoutant RDI, j’ai senti à quel point les animateurs, journalistes, réalisateurs, recherchistes de Montréal ne connaissent rien de ce qui se vit à l’extérieur de Montréal,… à l’exception bien sûr de New York, Paris et Washington. Certains commentaires et certaines questions ne laissaient absolument aucun doute sur le degré d’ignorance toléré dans la Grande Tour quand il s’agit… de tout ce qui n’est pas Montréal. Et les invités des émissions spéciales, qui tentaient tant bien que mal de commenter, étaient tous des invités… québécois qui ne pouvaient apporter de nuances relatives à la région et à la culture. Aux recherchistes de RDI, l’Acadie du Nouveau-Brunswick compte 235 000 locuteurs francophones, dont des scientifiques, des médecins, des psychiatres, des criminologues et d’anciens policiers experts en fouille, recherche et profilage.

Lorsque les grands bonzes de Radio-Canada demanderont aux gens de se mobiliser pour sauver le diffuseur public, faudra-t-il alors s’étonner du peu de soutien d’une population qui… (j’oubliais) n’existe pas?

Marjorie Pedneault | Canadienne française | Dieppe (Nouveau-Brunswick) | Le 6 juin 2014

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Au pied de l’Esplanade

Madame la rédactrice,

Au cours des derniers mois, plusieurs membres de la famille Forest ont exprimé avec vigueur leur opposition au choix de l’emplacement futur de la statue de Georges Forest dans le parc Provencher.

Nous croyons que l’emplacement de cette statue doit avant tout et d’abord se trouver au pied de l’Esplanade Riel, côté Saint-Boniface bien entendu.

Le parc Provencher est un endroit récréatif qui est vu seulement par ceux qui s’y retrouvent en quête de divertissement et rien de plus. À l’opposé, l’Esplanade Riel reçoit un niveau élevé de circulation sur une base quotidienne, et ce surtout durant les mois d’été ainsi que la saison du tourisme à Saint-Boniface et Winnipeg.

Georges Forest et le riche héritage qu’il a légué à la communauté francophone et la province n’ont absolument RIEN À VOIR avec le parc Provencher.

En effet, l’argument qui préconise un emplacement sur l’Esplanade Riel trouve une raison additionnelle dans un courriel qui m’est parvenu de la part de Léo Dufault (membre de la famille Forest) plus tôt cette année : « L’emplacement idéal d’une statue commémorative de Georges Forest serait au pied de l’Esplanade Riel à Saint-Boniface, avoisinant le Musée des droits de la personne. » C’est tout dire au sujet d’un homme qui a si ardemment défendu les droits linguistiques de sa chère communauté francophone.

À ce même sujet, Claude Forest a exprimé les propos suivants :

« Depuis le début des années 1960, Georges prônait l’indépendance de Saint-Boniface dans le projet de fusion des villes pour former le grand Winnipeg. La frontière entre les deux villes à cette époque était la rivière Rouge.

Au début des années 1960, Georges à mené une délégation de 800 personnes, à pied, de l’Hôtel de Ville de Saint-Boniface jusqu’au Palais Législatif. L’ancien pont Provencher est le symbole de cet évènement. Georges s’est présenté devant les tribunaux de la Ville de Winnipeg pour ses contraventions et il a plaidé son cas devant des comités au Palais Législatif.

Les principaux adversaires devant la Cour Suprême étaient Georges contre la Province du Manitoba.  Les ronds points de l’Esplanade, idéalement du coté du musée (de Saint-Boniface) face au Palais, à mon avis, soulignent ce fait.

En ramenant le bilinguisme au Manitoba, Georges a restauré le projet du Gouvernement Provisoire de Louis Riel. L’Esplanade porte le nom de Louis Riel et le nom de Georges y serait tout naturellement associé en tant qu’acolyte. »

En tant que frère de Georges, j’abonde dans le même sens que Claude et Léo et il serait impensable de procéder avec l’option du parc.

Deux autres endroits méritent considération dans ce dossier : le Musée de Saint-Boniface ou alors devant l’ancien Hôtel de Ville de Saint-Boniface.

Cependant, les membres de la famille Forest croient toujours que L’Esplanade Riel doit demeurer le premier choix pour l’emplacement de cette statue.

Ainsi, l’on pourra enfin affirmer que Georges Forest appartient bel et bien à sa communauté.

Gabriel J. Forest, f.c.a. |  Saint-Boniface (Manitoba) |  Le 16 juin 2014

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