À vous la parole

À vous la parole
La Liberté – Mai 2013

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Un président sortant méritant

Madame la rédactrice,

Par la présente, j’aimerais offrir mes sincères remerciements à Walter Kleinschmit, président sortant de l’Association des résidents du vieux Saint-Boniface (ARVSB), pour son dévouement et son engagement envers les résidents du quartier du vieux Saint-Boniface.

Sous sa tutelle, Walter et l’ARVSB ont su comment bien exprimer les préoccupations des résidents et on a pu clairement voir l’impact qu’a eu leur participation au sein de la communauté, que ce soit par l’entremise de questions sur la Pointe Hébert, des consultations communautaires au sujet du vieux poste de police de la rue Provencher ou avec la création du plan stratégique Vision Saint-Boniface.

Walter a toujours démontré avec passion et enthousiasme un engagement envers les enjeux du jour et on peut réellement dire que les résidents de Saint-Boniface ont pu profiter de son leadership.

Malgré son départ, je suis certain que la vision de Walter se poursuivra toujours au sein du nouveau conseil d’administration de l’ARVSB, sous la relève de Mathieu Allard.

Je souhaite à Walter un bon succès dans ses projets d’avenir, surtout au sein de la nouvelle corporation de logement qu’il souhaite établir.

Merci encore une fois pour avoir contribué envers les efforts collectifs pour rendre Saint-Boniface un des meilleurs quartiers de la ville de Winnipeg tout entière!

Daniel Vandal, Conseiller municipal à Saint-Boniface (MB) – Le 17 avril 2013

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Rester vigilants

Madame la rédactrice,

Je me dois d’attirer l’attention de vos lecteurs sur un aspect inquiétant du nouveau plan du gouvernement fédéral intitulé « Feuille de route pour les langues officielles du Canada 2013-2018 ». Je fais référence aux 120 millions de dollars que ce plan assigne à « la formation linguistique pour les immigrants économiques ». Cette somme servira à aider les nouveaux immigrants à apprendre l’anglais ou le français. Cela veut dire que l’essentiel de ce montant servira à enseigner aux nouveaux arrivants l’anglais dans les provinces majoritairement anglophones et le français au Québec. C’est là certes un objectif louable mais qui n’a rien à faire dans un plan consacré au renforcement de nos communautés en situation minoritaire ou à l’apprentissage du français comme langue seconde dans les provinces à majorité anglophone.

Pour financer ce 120 millions, le gouvernement effectue des compressions dans des services essentiels pour les communautés. C’est ainsi, par exemple, que par rapport au plan antérieur, le nouveau réduit de 15 millions de dollars l’appui à l’enseignement dans la langue de la minorité, de 15 millions de dollars l’appui à l’apprentissage de la langue seconde et fait disparaître le 13,5 millions de dollars qui était consacré à un programme de garde d’enfants.

Il y a toujours le danger que la Feuille de route soit une vitrine par laquelle le gouvernement conservateur masque ses compressions dans les programmes. On en voit une manifestation avec l’utilisation d’une partie de son plan pour un objectif autre que la vitalité de nos communautés de langue officielle en situation minoritaire.

Je puis vous assurer que l’Opposition libérale, sous le leadership de notre nouveau chef, Justin Trudeau, fera tout en son pouvoir pour suivre à la trace l’utilisation des fonds que le gouvernement s’est engagé à consacrer aux langues officielles et aux communautés de langues officielles en situation minoritaire partout au Canada.

Je vous prie d’accepter, chère Madame Gaulin, l’expression de ma considération distinguée.

Stéphane Dion, Porte-parole libéral pour les langues officielles, Ottawa (Ontario) Le 8 mai 2013

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On sera des vôtres

Madame la rédactrice,

Le Conseil jeunesse provincial (CJP) a été créé en 1974. Même avant notre création, le journal La Liberté était présent lors de nos grands moments. En faisant un survol de nos archives, vous avez et continuez à documenter notre histoire et l’histoire du français au Manitoba.

Cette année vous célébrez 100 ans d’existence, quel grand moment! Nous sommes reconnaissants de votre appui. Dans le cadre de votre centenaire, nous avons décidé que la meilleure façon pour nous de vous démontrer notre appréciation et nos plus sincères félicitations serait de se porter prêt à recruter et encadrer les bénévoles pour votre Grand Gala.

Nous sommes en communication avec la directrice artistique de votre gala, Madame Danielle Sturk, pour s’assurer de bien connaître vos besoins. Soyez assurés que nous allons rassembler une équipe dynamique.

Ça sera un honneur pour nous d’être des vôtres lors de cette belle soirée.

Recevez nos plus sincères remercie­ments et félicitations à l’ensemble de l’équipe actuelle ainsi qu’à celles du passé.

Sara Fournier, Présidente CJP, Saint-Boniface (Manitoba), Le 8 mai 2013separateur

Manao ahoana tompoko!

Madame la rédactrice,

Nous venons tout juste de recevoir La Liberté du 1er au 7 mai. En le feuilletant, quelle ne fut pas ma surprise d’y trouver un article sur la mission de sensibilisation humanitaire de Développement et Paix Alberta/Manitoba à Madagascar à la fin du mois.

Voilà une belle initiative. De découvrir la Grande Île, les participants en seront enchantés.

Les Malgaches sont réputés pour leur gentillesse et leur ardeur au travail. Ce que le pays traverse en ce moment (calamités politiques et naturelles) est bien triste mais il conserve le sourire. C’est d’ailleurs ce que la délégation rapportera ici : la gentillesse et la fierté qui animent le peuple malgache.

Veloma!

Luc Rainville, Ottawa (Ontario), Le 8 mai 2013

separateur Ces fameuses pages blanches

Madame la rédactrice,

J’imagine que la plupart de vos lecteurs n’ont pas eu connaissance du brouhaha derrière l’édition de La Liberté du 24 juin 1982. C’est à cette date qu’un évènement un peu bizarre a eu lieu. C’était sans doute la première fois que des pages blanches apparaissaient dans le journal. Ceci n’était pas fait par erreur, mais plutôt comme une forme d’expression. C’est dans cette édition de La Liberté qu’un homme a choisi de laisser sa marque. Il voulait bien communiquer sa vision du journal et il a pris cela entre ses mains. Les pages blanches du journal ont été stratégiquement placées dans les espaces où les articles fournis par les pigistes seraient apparus.
Ce qui a incité mon père, Claude Gagné, à publier le journal avec des pages blanches était suscité par une décision de Presse-Ouest. La société éditrice ne voulait plus publier les articles créés par des pigistes locaux dans La Liberté. En publiant le journal ainsi, je suis certain qu’il savait que ses actions auraient des répercussions.
Je me souviens quand mon père m’a annoncé qu’il avait reçu un appel à deux heures du matin du conseil d’administration de La Liberté. C’était urgent, d’après l’individu à l’appareil. Claude devait rencontrer les membres du conseil immédiatement.
L’objectif était clair : les membres ne voulaient sans doute pas une rencontre en pleine nuit pour une causerie amicale autour d’une bonne tasse de café. C’était exactement ce que Claude avait prévu : l’administration avait pris la décision de terminer sa position comme directeur du journal.
Je suis certain que la plupart des lecteurs de cette époque ont perçu cette décision de publier les pages blanches comme un geste nécessaire pour envoyer un message. C’est possible aussi que plusieurs étaient d’accord avec le conseil d’administration que le journal n’est pas un véhicule pour les expressions personnelles. D’autres, les pigistes et moi inclus, avons interprété son geste différemment.
Les actions de mon père en 1982 ont laissé une marque sur ma vie. Ma façon de me présenter de jour en jour, mes décisions quotidiennes et mes interactions avec les gens sont en grande partie un résultat de la façon dont mon père s’est présenté dans sa vie et les décisions qu’il a prises.
Mon père était un homme de valeurs. Mon père était un homme honnête.
C’était un homme gentil qui a touché la vie de beaucoup de Manitobains. C’est avec ces valeurs que mon père a quitté ce monde à l’âge de 66 ans en 1999. Plusieurs gens n’ont pas eu la chance de faire des adieux à Claude à cause de son décès inattendu.
Bien que je ne puisse pas lui demander sa permission, mon père serait d’accord pour que j’écrive cette lettre pour raconter les détails des fameuses pages blanches de La Liberté. Il y a eu des moments valorisants et des moments pénibles pendant son emploi au journal et aussi dans sa vie personnelle. Claude a toujours eu la force de se remettre.
Claude n’était pas le genre à garder rancune et je suis certain que, s’il avait une voix aujourd’hui, il vous féliciterait pour votre centenaire. Il aurait voulu également dire un gros merci à tous les employés de l’époque et d’aujourd’hui pour leur dévouement à l’égard de la production d’un journal de première classe au Manitoba.
Une de ses expressions préférées était “un gros merci”. C’est maintenant à mon tour de dire “un gros merci” à La Liberté de la part de mon père. De la part des lecteurs qui se souviennent de mon père et de la part du cercle de la famille Gagné, j’aimerais envoyer à mon père UN GROS MERCI pour sa contribution et son impact comme directeur de La Liberté.

Pierre Gagné, Winnipeg (Manitoba), Le 21 janvier 2013

[NDLR] : Cette lettre de Pierre Gagné, fils de Claude Gagné n’est pas une réponse à la Chronique revisitée de Bernard Bocquel. Elle a été reçue à nos bureaux au mois de janvier 2013.

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Nonagénaire courageux

Madame la rédactrice,
Je viens de lire l’autobiographie d’un grand Métis Manitobain : « Edmond Roy ».
Dans ma jeunesse j’ai lu « Les Aventures de Tom Sawyer », mais celles d’Edmond Roy sont d’autan plus amusantes et tellement localement naturelles.
Il faut le lire pour comprendre la noblesse et le courage de ce nonagénaire.

Mgr Henri Perron, P.H., Winnipeg (Manitoba), Le 10 mai 2013

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On s’est pas battus pour rien

Madame la rédactrice,
Par la présente, je voudrais féliciter La Liberté, gagnante du Grand prix d’Excellence générale surtout en cette année de son centième anniversaire. La Liberté ne lâche pas, elle s’améliore continuellement! J’aimerais surtout vous féliciter pour la section « Dans nos écoles » qui témoigne régulièrement de la belle réussite des écoles françaises au Manitoba.
Je m’adresse particulièrement à l’article paru dans La Liberté du 24 au 30 avril 2013 intitulé : «Une histoire à rendre fiers». Félicitations à la directrice, aux professeurs et aux élèves, y compris mes deux petites filles, Janelle et Josée, de l’école Christine Lespérance d’avoir participé au concours Actifs et fiers de l’ACELF et d’avoir gagné le Prix d’Or et le Prix d’Argent pour sa chanson : Ça fait du bien. Quelle excellente façon d’enseigner l’histoire, de vraiment faire sentir cette histoire que l’on ne saurait taire de la francophonie manitobaine, aujourd’hui si vibrante grâce aux luttes ardues du passé et de tous les jours. Contrairement à ce qu’un certain gouvernement voudrait faire, cette façon de mousser la fierté et l’appréciation des élèves pour leurs parents et ancêtres qui, comme le dit si bien le petit Caleb Lesage, « se sont battus pour qu’on puisse s’exprimer dans cette belle langue. » Qu’il fait bon de constater qu’on ne s’est pas battus pour rien et qu’une belle relève continue de se développer au Manitoba francophone. Oui, « Ça fait du bien » et ça donne envie de chanter avec la fougue et le cœur du père Caron : « C’est une histoire que l’on ne saurait taire! » Et allons-y :
«Ti-rou-li Ra-ta-plan! »

Joseph-Ambroise Desrosiers, Cambridge (Ontario), Le 12 mai 2013.

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Une correction et une hypothèse

Madame la rédactrice,
Dans l’article au sujet du rôle des Oblats dans la publication de l’hebdomadaire La Liberté (cahier spécial du 22 mai 2013), il est indiqué que le frère du premier directeur de La Liberté avait été un des co-fondateurs du journal le Droit. Et on m’a attribué ce renseignement. Il arrive parfois lorsqu’on parle à bâtons rompus dans le cadre d’une entrevue téléphonique de dire des choses qui ne sont pas tout à fait justes. Si tel était le cas, je m’en excuse, parce que j’aurais dû savoir mieux. Je l’ai écrit assez souvent, dans le cadre de rapports de recherche et autres, que Hector Héroux, le premier rédacteur de La Liberté, travaillait au Devoir de Montréal, journal fondé en 1910 par Henri Bourassa et son frère Omer Héroux lorsque Mgr Langevin l’embaucha en janvier 1913.
Cela dit, on a ici l’occasion de voir un autre aspect de la fondation de notre hebdomadaire centenaire. La fondation de La Liberté en mai 1913 et la fondation du Droit un mois plus tôt à Ottawa en mars 1913, ainsi que la fondation du Patriote de l’Ouest en Saskatchewan en 1910, se ressemblent beaucoup du fait que ces journaux sont jugés nécessaires pour défendre les droits des francophones catholiques de la Saskatchewan, du Manitoba et de l’Ontario, des droits –linguistiques mais surtout scolaires – qui sont menacés par la majorité anglo-protestante des diverses provinces. De plus, ils ne sont pas l’œuvre d’un particulier, en l’occurrence un imprimeur, ou encore d’un parti politique, comme c’était souvent le cas à cette époque. Sans doute à cause de cela – ces journaux appartenaient à personne donc à tous –, ils ont, au fil des ans, servi à définir des communautés francophones viables et vivantes distinctes de la grande nation canadienne-française du 19e et de la première moitié du 20e siècles, façonnant ainsi la francophonie plurielle canadienne qu’on connaît aujourd’hui.

Lucien Chaput, Bélair (Manitoba), Le 24 mai 2013
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L’auge à la porcherie

Madame la rédactrice,
Avec tout ce qui se passe à Ottawa ces derniers temps, ça me porte à penser à un joli petit animal, la mouffette – bête puante. Étant loin d’être un La Fontaine, je me contente de quelques analogies. Après tout, certains « pleurent de joie ». Alors que faire lorsque ça sent mauvais? Rire peur être? Pourtant les humains ainsi que les animaux ne s’habituent pas aux mouffettes, seulement celles d’Ottawa. Ça devient presque normal. Par exemple, sur la ferme nos cousins « de la ville » ne pouvaient pas endurer la senteur de l’étable. Normale pour nous. Que feront les Canadiens devenus habitués aux senteurs? En 2011, le gouvernement Harper a été trouvé coupable d’outrage au Parlement – qui veut dire mentir. Du jamais vu dans l’histoire du Commonwealth, 35+ pays. Et la punition de l’électorat canadien fut de lui donner une majorité avec 24 % de l’électorat canadien, il obtient une majorité contre 76 % qui n’a pas voté ou s’est divisé parmi 4 partis de l’opposition. Chose certaine, les partisans de Harper seront aux urnes en 2015 car ils se doivent de protéger leurs intérêts. Sur notre petite porcherie à la ferme, on décrivait ça comme «  l’auge ». 2015? Pensons peut-être à 2020.

Armand Bédard Saint-Boniface (Manitoba) Le 31 mai 2013
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